Je suis allée me faire voir chez les grecs!

Le musée d’archéologie d’Héraklion est actuellement en travaux, aussi, la visite se résume à une courte exposition temporaire présentant un condensé des pièces majeures des antiquités crétoises. Parmi tous les objets présentés, un seul représente une scène d’amour, et pas n’importe laquelle! On peut en effet y distinguer une femme, en train d’être prise par deux hommes! J’aime l’idée, qu’une double pénétration, qui représente pour moi un fantasme absolu, figure ainsi sur un objet de la vie quotidienne, comme si c’était pour eux, une pratique des plus banales. Rien que pour cette raison, je crois que ça m’aurait plu de vivre à cette époque! ;)

NB: mon homme n’a pu s’empêcher de me sourire, lorsqu’il a vu que j’ai pris une photo avec mon téléphone portable, avec un regard complice, il m’a dit: « Toi! Je sais ce que tu viens de prendre en photo! ». Je deviens trop prévisible!

6 réflexions au sujet de « Je suis allée me faire voir chez les grecs! »

  1. allier l’util à l’agréable … :o)
    va falloir ne plus être prévisible

    prends soin de toi

    Bizzsss de la provence …

  2. Juste une question pourquoi ne pas encore l’avoir fait ? A fil des lectures, on voit bien que ton conjoint et toi êtes plus que complice !
    Continue à vivre tes phantasmes et racontes nous !

  3. J´aimerais être un de ces hommes dans cette double pénétration ou alors j´occupe la troisième place dans ton dernier orifice de plaisir?! Merci encore jolie Lilou pour le partage de tes fantasmes! :-)

  4. Une petite remarque en passant : attention à ne pas projeter sur les grecs notre propre imaginaire érotique. Vous auriez aimé vivre à cette époque? Dans des cités rarement démocratiques (Athènes fait figure d’exception), ou l’esclavage était monnaie courante, et où les occupantes des gynécées étaient exclues de la vie publique?

    D’autre part, la conception hédoniste que l’on se fait de la sexualité à l’époque contemporaine est aux antipodes de celle, noble et exigeante, des grecs, pour autant qu’ils aient eu une conception de la sexualité : les plaisirs des aphrodisia (qui ne recoupent pas notre concept moderne de plaisir sexuel) ne sont pas indépendants d’une véritable ascèse, très peu compatible avec l’hédonisme pressé, avide de plaisirs faciles, qu’on devine sous son déguisement de distinction littéraire surfaite, à la hauteur du premier patron de PME venu.

    Je ne vous inflige pas l’éternel (sempiternel dirait le porc moyen, pour qui fait des mots rares « l’âme de son monde sans âme », comme dirait le bon vieux Karl, par delà sa tombe londonienne) refrain sur l’ascétisme d’Epicure, vous valez manifestement mieux que ça. Je vous renvoie plutôt au deuxième tome de « L’histoire de la sexualité » de Michel Foucault (Gallimard, collection Tel), intitulé « l’usage des plaisirs ».

    Cordialement

    L’Esthète foyalais

    PS : vous trouverez dans l’histoire de la sexualité toutes les raisons de douter que les grecs aient eu une « sexualité ». Ne hurlez donc pas à l’hérésie en lisant mon « pour autant qu’ils aient eu une conception de la sexualité ».

  5. erratum : « sempiternel dirait le porc moyen, qui fait des morts rares l »âme de son monde sans âme ». Le « pour » est en trop.

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