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Nous libertines

Je la retrouve après le travail près de mon bureau, ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vues et nous avons beaucoup de choses à nous raconter. Sa dernière rencontre n’est autre que l’homme dont je lui avais parlé quelques mois plus tôt, avec qui j’ai passé 2 nuits. Elle me révèle qu’en quelques semaines elle l’a déjà vu beaucoup plus que ça. Nous nous étions pourtant jurées d’éviter de fréquenter le même homme, mais nous en rions, qu’importe, la relation que nous avons chacune avec lui est essentiellement basée sur le plaisir et rien d’autre.

Au moment de choisir une table,  les restaurants sont pris d’assaut, nous envisageons de patienter pour l’un d’entre eux, mais l’envie de retrouver nos hommes pas trop tard nous incite à prendre de la vente à emporter.
Nous nous installons sur les marches mangeant nos sandwichs en contemplant le coucher de soleil. Elle me parle des temps forts de sa nouvelle relation, de ses envies coquines, évoque un éventuel trio avec une autre femme. La question me brûle les lèvres, surtout depuis que nous avons timidement échangé quelques baisers et douces caresses: « Pourrais tu l’envisager avec moi? ». La réponse est évidente. Son téléphone vibre, c’est l’homme dont nous parlons depuis le début de la soirée. Elle l’informe que nous sommes ensemble, aussitôt il appelle: « J’ai tout ce qu’il faut dans le frigo, si vous voulez dans 20 minutes on peut être tous ensemble chez moi autour d’un cocktail? »

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Nous avons toutes les deux pris l’habitude d’être spontanées et de répondre à des sollicitations d’un amant à la dernière minute pour suivre nos envies. C’est toutefois intrigant, perturbant, excitant et inédit de devoir prendre une décision ENSEMBLE!

Les questions logistiques se chamboulent dans nos têtes, nous avions l’intention de rentrer tôt, vu l’heure et le lieu, outre l’intimité induite,  y aller implique de rester dormir. Elle est en deux roues, moi en transport. Je n’ai pas de tenue de rechange pour le lendemain, je ne suis pas épilée et mes règles se terminent tout juste: clairement les conditions ne sont pas favorables. Peut être faudrait il planifier ça pour une prochaine fois, mais quand? L’impression d’un « Ce soir ou jamais!  »
Il nous faut prendre rapidement une décision, partagées entre appréhension et envie nous voilà incapables de trancher, le plus simple est de nous en remettre à l’avis de nos chéris. Nous appelons chacune notre moitié: « Ça ne te dérange pas si je ne rentre pas ce soir? » Nous obtenons facilement leur aval, chacune consciente de notre chance et de notre situation privilégiée.

Pour une fois, nous n’aurons pas besoin de nous raconter notre soirée, désormais, plus rien ne nous empêche de poursuivre ensemble notre vie libertine.

Soirée épicée

Une première rencontre entre deux personnes est toujours un moment particulier.  Il y a une petite poussée d’adrénaline, l’envie de plaire, d’être à la hauteur de cette nouvelle situation. Prendre possession de la chambre d’hôtel, juste avant, s’accorder un premier moment de plaisir en souriant de voir tout près les TGV passer.

Comme souhaité je me suis apprêtée, mon corps a été enduit d’huile parfumée, son choix s’est porté sur des dessous rouge et noir, une robe moulante trop sexy pour que j’ose la porter au bureau, et des talons hauts qui rendent toute femme désirable. Un peu de fond de teint, du fard à paupières, du mascara et un peu de rose léger sur mes lèvres, j’aime, les yeux dans le miroir me faire toute belle. Puis, nous nous retrouvons autour d’un verre sur une terrasse. Je suis complimentée pour ma tenue. Je me sens très féminine, très bien dans ma peau, j’assume comme rarement j’ose mon sex appeal, je suis ravie d’être là, et j’adore les perspectives de cette soirée.

Vient le temps de faire plus ample connaissance, les mots, les sourires, les regards se font intenses. Chacun s’affirme, cherche sa place. Lequel des deux aura le dernier mot? Il est encore tôt pour le dire, mais je sais déjà qu’à un moment donné, j’aurai les mains liées. Tour à tour chacun prend la parole, se jauge. J’observe, j’aime ma position. Nous prenons la direction du restaurant, étape indispensable pour prendre le temps de mieux cerner qui nous sommes et nos envies. Cet entre deux, autour d’un cocktail et de plats légèrement épicés est un délicieux préliminaire, où regards intenses et mains baladeuses s’alternent et en disent longs sur les intentions coquines. J’aime ce baiser furtif rapidement déposé sur mes lèvres malgré les personnes en présence, ses douces caresses sous la table et notre fou rire lorsque nous nous rendons compte que nos sujets coquins arrivent jusqu’aux oreilles de la table voisine. Peu nous importe à vrai dire si l’issue coquine de notre soirée est visible aux yeux de tous.

Lorsque nous arrivons dans la chambre ornée de jolies poutres, mes vêtements tombent doucement. Nos baisers sont moins timides, ses mains douces parcourent mon corps. Il observe. Bientôt me voilà allongée sur le lit, nue, me laissant emportée par son désir de domination. Je suis priée de lui tendre mes poignets pour qu’ils soient liés. Je ferme les yeux, m’abandonne au plaisir, je vibre et je gémis…

Lorsque je reprends mes esprits, je vois les poutres du plafond, elle à ma gauche, lui à ma droite, ils s’embrassent. Même s’ ils se tiennent tête depuis le début de la soirée pour mener le jeu, les voilà à l’unisson pour mon plaisir…

J’adore être spectatrice de leur rencontre intellectuelle et charnelle. Mes mains s’invitent encore nouées sur leurs corps. Le jeu à trois continue.  On me délivre de mes liens, pour mieux pouvoir prodiguer mes caresses. J’aime ces complicités mêlées qui se tissent et se mélangent. Elle est belle, plus encore quand elle joui. Lui le regard intense n’a d’envie que notre plaisir. Nous rirons, partagerons nos expériences et nos jouissances jusqu’à près de deux heures du matin, au grand désespoir de nos voisins de chambre.

J’ai adoré cette soirée pleine de charme, de surprise et de plaisir!

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Tenue adéquate?

Cela faisait bien longtemps que j’en avais envie: prendre le temps de me préparer pour lui. Choisir mes vêtements juste pour passer un moment dans ses bras. J’ai choisi un haut légèrement transparent qui laisse deviner ma poitrine. Des dessous rouges qu’il m’avait offert mais que je n’avais jamais eu l’occasion de porter et des bas. J’ai vécu un très beau moment, vraiment. Et alors que je suis de retour à la maison, je décide de rester ainsi vêtue pour accueillir mon cher et tendre à son retour à la maison, résille et vue subtile sur ma poitrine.

Ce que je n’avais pas prévu, c’est qu’à la place de mon homme, c’est un ami qui a sonné en premier à la porte, invité par mon fiancé pour l’apéritif, m’empêchant de changer de tenue avant un repas avec ma belle famille! Et oui, être coquine peut parfois provoquer des situations un peu cocasse, et si j’ai pu enfiler rapidement une veste, j’espère que ma belle mère n’a pas été choquée par mes jambes couvertes de résille!

Les femmes de René Letourneur

Peu connu du grand public, René Letourneur (1898-1990) fut l’un des derniers sculpteurs figuratifs français. Marqué par Rodin et Maillol,  Letourneur obéit à la tradition classique et figurative. Prix de Rome en 1926, le sculpteur fait aujourd’hui l’objet d’une première rétrospective au musée de l’Ile-de-France à Sceaux, que je vous invite à découvrir jusqu’au 3 novembre 2009.

L’exposition présente une soixantaine de statues magnifiant le corps de la femme, sculptées dans le marbre de Naxos, de Carrare et de Sienne ou fondues dans le bronze. « La taille directe peut se comparer à une improvisation d’organiste, les esquisses préliminaires du sculpteur étant comparables au schéma de composition que le musicien aura en tête lorsqu’il déroulera son récit», affirmait René Letourneur.

Voilà donc une occasion rare d’admirer la sensualité et la beauté des nombreux corps de femmes taillés dans le marbre ou ciselés dans le bronze par l’artiste.

Et pour en savoir plus voici le site officiel consacré à René Letourneur:

http://www.reneletourneur.com/

Ps: ça faisait bien longtemps que je ne vous avait pas parlé d’art et je dois dire que ça me manquait!