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Me voilà plus rare

Je n’ai pas été très présente ces derniers temps, mais je vous rassure tout va bien. Pas mal de choses se passent sans que je ne les raconte, et puis ma famille, mon travail, ma vraie vie occupent une bonne partie de mon temps.

Ma vie libertine existe toujours, mais entre les envies qui évoluent, une relation pas simple, et une relation à distance, je n’ai pas forcément ni le temps, ni l’envie de tout partager sur mon blog.

Ces dernières semaines, je me suis un peu plus consacrée à l’écriture, le récit de ma première soirée dans un sauna libertin. C’est une lecture de 36 pages que j’espère vous proposer bientôt, il me reste à trouver les solutions pour la publication.  Si vous ne l’avez pas déjà fait, vous pouvez me donner votre avis: Ici et

Longtemps adepte de moments en tête à tête, voilà que je découvre les lieux libertins, clubs ou saunas, en participant notamment aux célèbres apéros de Monsieur Chapeau. Pour autant, ces sorties où l’on peut librement parler de libertinage, et découvrir de nouveaux lieux, me font réaliser à quel point je peux être exigeante. Si j’aime l’ambiance qui peut se dégager d’un club ou un sauna et que j’apprécie le fait d’y aller en groupe, je ne suis pas dans une logique de consommation de masse, je reste fidèle à l’adage: la qualité plus que la quantité.

Et puis, à vrai dire, si j’ai moins envie de papillonner avec l’inconnu, c’est peut être aussi parce que j’ai le sentiment d’avoir rencontré mon amant idéal… mais ça, c’est une autre histoire que je vous raconterai peut être dans mon prochain post!

Patience et grande vitesse

Pour une fois, c’est moi qui fait la plus grande partie du chemin qui nous sépare. Prendre une journée pour un moment libertin, j’ai l’habitude, mais quitter la région parisienne et prendre le TGV, c’est une première. Voilà des mois que nous ne nous sommes pas vus, des semaines que nous réfléchissons à toutes les possibilités pour enfin être dans les bras l’un de l’autre et des jours que cette escapade est planifiée. Rien à faire, tant que je ne suis pas dans ce TGV j’ai du mal à me réjouir de cette agréable perspective, besoin d’être sûre qu’aucun malaise voyageur, aucun colis suspect ou avarie matérielle ne viendra entraver nos projets de retrouvailles.

Devant déposer mon bébé chez la nounou avant de partir mon timing est serré, heureusement j’ai anticipé et préparé toutes mes affaires à l’avance pour ne pas perdre de temps inutile. Courir avec la poussette et le porte jarretelle pour ne pas rater le bus a quelque chose de piquant. Je réussi à avoir 2 RER d’avance par rapport à mon heure habituelle, c’est suffisant pour avoir de la marge en cas de ralentissement, je commence à me détendre.

Petite halte technique dans les toilettes afin de bien remettre en place bas et porte jarretelle, avant d’embarquer dans le TGV, heureuse d’être à côté de la fenêtre et dans le sens de la marche. Voilà, je peux souffler, j’avance vers toi, enfin, et désormais plus rien ne peux m’empêcher d’être bientôt dans tes bras. Les paysages défilent, d’abord dans la brume, avant de laisser place au soleil. Je suis bien, sourire aux lèvres et musique dans les oreilles. Ce voyage fait partie intégrante de mon escapade coquine, je le savoure aussi.

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Enfin, nous pouvons nous serrer dans les bras, nous embrasser, nous regarder, nous sourire. Ça te fait tout drôle de te retrouver dans cette gare TGV familière pour toi en ma compagnie. Juste le temps de prendre un sandwich et de prendre la direction de l’hôtel que j’ai réservé.

5 heures, c’est le temps qu’il nous reste avant mon TGV retour, qu’il est bon de te sentir contre moi, de te sentir, de voir de mes yeux et de pouvoir enfin toucher ton nouveau corps aminci. Un premier corps à corps, attendu et nécessaire pour faire un peu retomber la tension sexuelle entre nous.

Mais toi et moi, ce n’est pas que du sexe, besoin de se parler, de mettre des mots sur cette distance, sur cette relation particulière qui a évolué. Pas toujours simple de verbaliser ce que l’on ressent, pas simple d’attendre trop longtemps un moment qui passe trop vite. Mélancolie, nostalgie, frustration, nous sommes loin de l’insouciance de nos précédents rendez-vous. Nous découvrons le libertinage et ses imperfections, un peu comme si nous étions en hibernation. Vivement la fin de l’hiver!

Ces quelques mots dans ma boîte mail

Ma chère Lilou,

Je n’ai jamais cesser, ni de te lire, ni de te suivre au travers de ton site. Avec une joie, voire une fierté toute particulière, moi qui ai eu deux fois l’occasion de te faire l’amour…

Je ne sais pas quel souvenir tu gardes de ces expériences, mais pour moi ce sont de beaux moments, et ils font clairement partie des pièces maîtresses de ma bibliothèque à souvenir érotique.

Je te disais donc que je te lis, et plus je vieillis, au même rythme que toi, plus je te trouve belle, élégante, et diablement bandante…

Ces quelques lignes ne sont pas vraiment une invitation à me revoir, ma vie est ailleurs et mon libertinage se résume à la lecture de certains blogs. Non, je voulais juste te dire que tu es une belle personne, que chacune de tes photos est plus belle que la précédente, que chacun de tes récits me procure un vif et sincère désir.

Merci, ma douce libertine, merci pour tout…

P.

Carpe Diem

Les mots se font un peu plus rare, ce qui ne signifie pas qu’il ne se passe rien, au contraire. Je me sens simplement en ce moment plus polyamoureuse que libertine. Davantage envie de profiter de ces amants que j’aime plutôt que papillonner à droite, à gauche. Apprécier ces complicités qui se sont nouées avec le temps plutôt que faire de nouvelles rencontres. Ne pas avoir envie de nouveauté parce que ce serait difficilement aussi bien que ce que je savoure à présent. Ne pas tout dévoiler pour protéger aussi ces moments que je peux passer dans leurs bras.
Au bureau, à la maison, dans un sauna libertin, une chambre d’hôtel ou accrochée à mon téléphone, j’ai la chance d’être une femme, une mère, une épouse et une aimante épanouie.
Et je sais rien n’est éternel, alors…

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De 17h45 à 9h15

Mon homme qui nous regarde baiser puis quitte la chambre d’hôtel pour rentrer à la maison.

Ce « Tu peux pas garder ta petite culotte, il me la faut, là maintenant dans ma poche! » alors que nous sommes attablés au milieu d’une brasserie populaire avec des gens tout autour de nous.

La balade digestive dans les passages couverts avec ce petit recoin discret, idéal pour une petite mise en bouche.

Le mojito « très bon » aux dires du barman après lequel j’ai eu envie de te glisser à l’oreille: « Tu viens, on va baiser! »

Cette cage d’escalier d’immeuble Haussmanien dont je me souvenais encore du code, tant de fois parcourue il y a des années, mais dans laquelle je n’avais encore jamais joui.

EscalierCe « Oh, il nous reste encore au moins 15 minutes! Baisons! » juste avant de quitter la chambre où nous avons eu déjà tant de jouissances, pour prendre des chemins différents.

Nous ne savons pas quand nous nous reverrons, mais j’aime, entre autres, ces souvenirs avec toi.

Quoiqu’il arrive

Lorsque nous nous sommes  rencontrés, nous avons succombé à nos envies, laissant nos corps s’apprivoiser avec plaisir et sensualité. Nous avons vécu quelque chose d’unique, d’intense et de beau, et nous avons toujours eu conscience de notre situation d’amants, avec ce qu’elle impliquait: Être contraint de ne pas se voir comme et où on veut, et surtout conserver chacun nos équilibres de vie auprès de nos amours respectifs.

Nous nous sommes laissés emporter par cette évidence, nous avons choisi de vivre pleinement cette histoire, nous avons eu conscience que tout ça provoquait des émotions, dépassait les limites,  et  nous avons fini par mettre le mot « Je t’aime » sur nos sentiments.

Je t’ai laissé prendre une place dans ma vie, je l’ai choisi. J’ai toujours su que ce n’était peut être pas raisonnable, je suis peut être devenue accroc mais qu’importe, je ne regrette rien, j’ai profité et je profite pleinement de toi, j’ai plaisir à recevoir chaque message, d’entendre le son de ta voix à chaque coup de fil, de te voir et de vibrer dans tes bras.

Dès le début, j’ai pris l’habitude de vivre notre relation dans l’intensité, et j’ai compris que laisser mes émotions et envies s’exprimer me permettait de vibrer et de prendre du plaisir, mais qu’en contre partie l’absence de message ou un changement de situation trop brutal et sans explication allait m’affecter, me manquer ou me rendre triste.

Dans la vie, il y a des évidences, des choses qui s’imposent à nous et qui orientent nos choix. Quoiqu’il arrive, nous devons faire avec: assumer les conséquences de nos décisions. Je ne me lasse pas de toi et j’aurai toujours du plaisir à chaque échange avec toi.

Je t’aime.

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Soirée épicée

Une première rencontre entre deux personnes est toujours un moment particulier.  Il y a une petite poussée d’adrénaline, l’envie de plaire, d’être à la hauteur de cette nouvelle situation. Prendre possession de la chambre d’hôtel, juste avant, s’accorder un premier moment de plaisir en souriant de voir tout près les TGV passer.

Comme souhaité je me suis apprêtée, mon corps a été enduit d’huile parfumée, son choix s’est porté sur des dessous rouge et noir, une robe moulante trop sexy pour que j’ose la porter au bureau, et des talons hauts qui rendent toute femme désirable. Un peu de fond de teint, du fard à paupières, du mascara et un peu de rose léger sur mes lèvres, j’aime, les yeux dans le miroir me faire toute belle. Puis, nous nous retrouvons autour d’un verre sur une terrasse. Je suis complimentée pour ma tenue. Je me sens très féminine, très bien dans ma peau, j’assume comme rarement j’ose mon sex appeal, je suis ravie d’être là, et j’adore les perspectives de cette soirée.

Vient le temps de faire plus ample connaissance, les mots, les sourires, les regards se font intenses. Chacun s’affirme, cherche sa place. Lequel des deux aura le dernier mot? Il est encore tôt pour le dire, mais je sais déjà qu’à un moment donné, j’aurai les mains liées. Tour à tour chacun prend la parole, se jauge. J’observe, j’aime ma position. Nous prenons la direction du restaurant, étape indispensable pour prendre le temps de mieux cerner qui nous sommes et nos envies. Cet entre deux, autour d’un cocktail et de plats légèrement épicés est un délicieux préliminaire, où regards intenses et mains baladeuses s’alternent et en disent longs sur les intentions coquines. J’aime ce baiser furtif rapidement déposé sur mes lèvres malgré les personnes en présence, ses douces caresses sous la table et notre fou rire lorsque nous nous rendons compte que nos sujets coquins arrivent jusqu’aux oreilles de la table voisine. Peu nous importe à vrai dire si l’issue coquine de notre soirée est visible aux yeux de tous.

Lorsque nous arrivons dans la chambre ornée de jolies poutres, mes vêtements tombent doucement. Nos baisers sont moins timides, ses mains douces parcourent mon corps. Il observe. Bientôt me voilà allongée sur le lit, nue, me laissant emportée par son désir de domination. Je suis priée de lui tendre mes poignets pour qu’ils soient liés. Je ferme les yeux, m’abandonne au plaisir, je vibre et je gémis…

Lorsque je reprends mes esprits, je vois les poutres du plafond, elle à ma gauche, lui à ma droite, ils s’embrassent. Même s’ ils se tiennent tête depuis le début de la soirée pour mener le jeu, les voilà à l’unisson pour mon plaisir…

J’adore être spectatrice de leur rencontre intellectuelle et charnelle. Mes mains s’invitent encore nouées sur leurs corps. Le jeu à trois continue.  On me délivre de mes liens, pour mieux pouvoir prodiguer mes caresses. J’aime ces complicités mêlées qui se tissent et se mélangent. Elle est belle, plus encore quand elle joui. Lui le regard intense n’a d’envie que notre plaisir. Nous rirons, partagerons nos expériences et nos jouissances jusqu’à près de deux heures du matin, au grand désespoir de nos voisins de chambre.

J’ai adoré cette soirée pleine de charme, de surprise et de plaisir!

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« Bon appétit »

Il me dit: « Si je viens sur Paris, non seulement je veux passer la soirée et la nuit avec toi, mais en plus, je vais être gourmand, le lendemain mon rendez vous avec mon client devrait se terminer vers 11h, et mon train est à 16h, si c’est possible je veux aussi te voir pendant ta pause déjeuner ».

Nous nous quittons au petit matin devant cet hôtel où nous venons de jouir à plusieurs reprises, sans savoir si vraiment nous pourrons nous revoir dans quelques heures ou pas avant des semaines. Je décide de garder ma petite culotte dans mon sac, en arrivant tôt au bureau,  je pourrais la remettre directement sur l’open space.
J’aime ces matins qui ne commencent pas comme les autres.

10h27: « On m’emmènera à 11h à la gare »
Je regarde les possibilités de réserver une chambre d’hôtel à proximité de mon travail. Il faut se donner les moyens de ses envies, mais le budget est un peu trop élevé pour que ce soit raisonnable.
A peine sorti de son rendez vous il m’appelle: « Bonjour Princesse, je suis en chemin pour te voir. Tu fais comme tu veux, je te laisse gérer ».
Voilà qui me met la pression, on pourra se voir dans une heure et c’est à moi de décider, de savoir ce que je veux, d’oser, d’assumer.
Je m’éloigne quelques instants de l’open space, le numéro de l’hôtel le plus proche est déjà depuis quelques minutes sur mon téléphone, il faut juste que je trouve le courage d’appuyer sur la touche verte. Je prends une grande inspiration et je demande d’une voix timide: « C’est possible d’avoir une chambre entre midi et deux? C’est combien? ». On me dit oui, je donne mon nom de jeune fille. Le prix communiqué est moins cher que sur le site de réservation, c’est pour la nuit.

À peine raccroché, je regrette tout de même de ne pas avoir négocié, d’autant que ça reste bien au dessus du budget que j’ai l’habitude de consacrer à une chambre pour quelques heures.  Il s’avère qu’en plus mon prince ne sera pas là avant treize heures. Je rappelle pour m’assurer que 13-15h est possible et précise que j’ai seulement un billet de 50€. « Le mieux que je peux vous faire c’est soixante! ». J’accepte et je suis soulagée que cette folie devienne plus raisonnable.
12h45: Je préviens ma collègue que je vois « mon ami » (parce qu’oralement, ça ne précise pas s’il s’agit d’un homme ou d’une femme, donc ça évite de mentir et ça n’éveille pas les soupçons) et que je risque exceptionnellement de revenir plutôt vers 14h30. « Bon appétit »

J’ai aimé arriver à la réception, donner mon nom de jeune fille, payer la chambre en liquide, et assumer clairement aux yeux de la réceptionniste, mon statut d’amante clandestine, prête à tout pour moins de deux heures de folie. J’ai adoré ne pas manger pour jouir encore et encore dans cette chambre d’hôtel à quelques centaines de mètres du bureau avec jolie vue sur Paris.

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Profiter de chaque opportunité, c’est comme savourer de jolies fraises, et ne pas hésiter à redemander de la Chantilly.