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Cueille la vie, avant qu’il ne soit trop tard.

Qui suis-je aujourd’hui?
Plus sure d’être toujours la même, et en même temps c’est normal, j’ai évolué et mûri au fil de mes expériences. J’ai construit la vie que je voulais, et je ne peux qu’à présent perdre les êtres qui me sont chers.
Peut-on se renouveler, se réinventer ? Puis-je encore être celle que j’ai été?
On risque probablement d’être déçu à toujours regarder derrière soi.
Mon passé a fait de moi ce que je suis, et je suis ravie d’avoir laissé ici de jolies traces d’instants volés.
Il faut l’accepter, nous ne pouvons pas être au futur ce que nous avons été au passé.
Alors vivons au présent, avec en vue, ce que nous voulons pour notre futur.

Apogée ?

Après quelques péripéties et bouchons, nous arrivons à la réception de l’hôtel et nous sourions d’être accueillis par le même homme que quelques semaines plus tôt lorsque nous sommes venus passer juste un agréable après-midi en ces lieux. Cette fois nous sommes heureux de pouvoir rester jusqu’au petit déjeuner.

C’est notre première soirée et nuit ensemble, et elle a quelque chose de particulier. Oui, il y a ce sentiment de culpabilité d’être des amants clandestins qui pèse un premier temps sur ton état d’esprit, oui, il y a cette crainte que cette soirée ne soit pas à la hauteur de nos attentes, mais les mots et le plaisir d’être ensemble balayent petit à petit ces frayeurs. Les gestes tendres et le premier câlin aussi. Nous prenons le temps de nous savourer en douceur, toutefois l’heure tourne et si le sauna proposé par l’établissement ne correspond pas à notre envie du moment,  nous décidons d’une pause dans nos câlins pour combler nos appétits au restaurant juste au rez de chaussée de l’hôtel.

Envie de nous faire beaux pour ce premier dîner, toi avec une chemise que je t’ai demandé d’apporter, moi avec une petite robe courte et moulante. Je prends le temps d’un peu de maquillage et de mettre entre tes mains un petit jouet. Je suis heureuse de te surprendre ainsi, et de te voir le sourire aux lèvres, le regard pétillant.

A peine le temps de sortir de l’ascenseur, et nous voilà attablés l’un en face de l’autre. Le reste de la soirée ne sera à mes yeux qu’enlacement de nos mains sur la table, échanges de baisers et plongée dans tes yeux. Me voilà simplement heureuse. Amoureuse. L’impression qu’il n’y a que toi et moi et personne d’autre. Nous sommes dans notre bulle. Une bien jolie bulle. Je crois que jamais je ne m’étais sentie ainsi, autant sur un nuage, si près géographiquement de mon quotidien, mais en même temps si loin de tout, car heureuse d’être en face de toi. Je n’avais jamais eu l’occasion de vivre ainsi de cette façon un dîner en amoureux.

L’impression d’être une adolescente qui découvre l’amour. Yeux dans les yeux, main dans la main et le cœur qui bat. Non, même pas avec mon mari je n’avais vécu cela, car avec lui, les choses se sont construites petit à petit, il n’y avait pas eu cette évidence et cette concordance des temps, j’avais aussi moins d’assurance et de confiance en moi pour pouvoir assumer pleinement ce que je ressentais à l’époque.

J’aurai aimé arrêter le temps ce soir-là, ou avoir le pouvoir de revivre cette soirée encore et encore. Mais il est impossible d’arrêter le temps, et beaucoup de choses se sont passées depuis. Tellement, en si peu de temps, que j’ai l’impression parfois d’avoir appuyé involontairement sur le bouton « Accélérer ». Seulement, c’est certain, aucun retour arrière n’est possible, et la situation est telle aujourd’hui, que je sais que je ne pourrais plus avoir ce sentiment de plénitude et de bien être dans tes yeux, car désormais, je sais que nous ne sommes plus « seuls au monde »…

Point de situation 

Voici le post Envie de… avec les annotations de mon bel amant

–    Savourer un de tes massages : fait
–    Te troubler:  fait
–    Prendre un bain :  fait
–    Te raconter quelques confidences :  fait
–    Écouter tes petites histoires :  fait
–    Te savonner le corps et le faire mousser :  à faire
–    Sentir ta queue en moi :  fait
–    Te lire quelques passages de mes petits carnets :  fait
–    Oser aller dans un club Libertin :  fait
–    Te laisser abuser de mon corps :  fait
–    Sortir mes petites lingeries :  fait
–    Te raser :  fait
–    Savourer l’agilité de ta langue :  fait
–    Te prendre en photo :  fait tous les deux, à faire moi seul ;)
–    Partager une douche :  fait
–    Te faire des petites surprises :  fait
–    Accueillir ta jouissance sur mes seins :  fait
–    Te montrer ces endroits que j’affectionne :  fait (en partie seulement)
–    Avec une autre femme ? :  fait
–    Te branler dans une salle de cinéma : à faire
–    Me caresser devant toi :  fait
–    Te laisser m’attacher :  fait
–    Utiliser ce gel qui décuple le plaisir :  fait
–    Te réveiller en douceur  :  à faire
–    Avec un autre homme ? :  à faire
–    Te laisser prendre des photos  :  fait
–    Utiliser des petits jouets :  fait
–    Te regarder te caresser :  fait
–    Être réveillée en douceur  :  à faire
–    T’initier à certains plaisirs : fait lors d’une mémorable soirée à peine dissimulés par une camionnette en pleine rue
–    Prendre un verre :  fait
–    Te dominer :  à faire
–    Être sous ton emprise :  fait
–    Te suivre dans des endroits discrets  :  fait
–    Boire un chocolat chaud :  fait
–    Te laisser me bander les yeux :  fait
–    Faire l’amour en pleine nature :  à faire
–    Te laisser explorer tous les recoins de mon corps :  fait
–    Baiser toute la nuit : à faire…toute la nuit
–    Te faire jouir dans ma bouche :  fait
–    Être ta soumise… :  fait 

Ce que je trouve chouette, c’est que même après 6 ans il reste toujours des choses « à faire », et puis il y a aussi toutes ces choses qui ne sont pas dans cette liste mais qui font partis de nos beaux souvenirs.

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Merci mon bel amant, pour tous ces beaux moments de plaisir et d’émotion, et  pour tous ceux qu’ils nous restent à vivre!

Un cœur au complet?

Le tout premier qui m’a dit « Je t’aime », c’était timide et mignon, Guillaume était un joli garçon que je n’ai jamais embrassé ni revu.

Le deuxième qui m’a dit « Je t’aime » c’était au milieu d’une chaste nuit, cela faisait à peine une semaine que nous nous étions embrassé pour la première fois, son « Je crois que je t’aime déjà » m’a un peu surprise. Il est devenu dix ans plus tard mon mari.

Le troisième qui m’a dit « Je t’aime », c’était au bout de cinq mois, le jour où j’ai enfin eu le privilège de sentir sa si jolie queue en moi. Mon bel amant a su se laisser désirer et en trois mots me bouleverser.

Le quatrième qui m’a dit « Je t’aime », c’était il y a moins d’un mois, d’abord en langage codé, puis enfin, les yeux dans les yeux, sous des draps, juste quelques heures à peine après notre premier regard.

Le dernier qui m’a dit « Je t’aime », c’était il y a moins d’une semaine, cela faisait quelques minutes que je l’avais sur le bout de la langue, il me l’a dit pour la première fois avec mon prénom. C’était juste avant de se dire au revoir, dans un parking.

Et il y a ce petit bonhomme, pas encore assez grand pour pouvoir le dire, mais qui déjà avec ses sourires à quelques petites dents, me fait chavirer. Assurément le plus important de tous, celui qui a besoin de moi.20150525_143644-001Il y a plus d’hommes désormais dans ma vie que je ne l’aurai imaginé. Tellement de « Je t’aime » que ça en devient indécent, mais peu importe, je profite, et j’aime. Mon cœur n’aime pas qu’un homme, mais il aime chacun d’eux sincèrement, et différemment pour ce qu’ils m’apportent. Aucun ne vient prendre la place  des autres, car mon cœur en plus de battre parfois intensément, a cette capacité de s’agrandir tout simplement. J’aime l’amour au pluriel.

Tout doucement

Avoir un enfant, ce n’est pas sans conséquence sur sa vie de couple et sa sexualité, même quand on est libertine; comme en témoigne également Tania sur son blog.

Pendant les mois de la grossesse, j’avais le plus souvent avec mon homme une relation intime  une fois par semaine, le samedi ou le dimanche matin, la plupart du temps dans la position des petites cuillères,  sans vraiment nous attarder sur les préliminaires à mon égard, les petites fellations pour mon homme étant heureusement moins rares. Jamais mon mari n’a entrepris les câlins, afin probablement de s’assurer que l’envie était partagée. Je crois que pendant ces instants, il était heureux de « baiser » sa femme, mais je suppose qu’il essayait au fond de lui d’occulter la présence dans mon ventre arrondi de notre enfant.

Pour moi, j’avoue qu’il a été particulier et assez fort de sentir en même temps mon homme et mon bébé bouger en moi! N’être qu’un et trois à la fois! Mais aussi magique soit cet instant de communion, il était toutefois difficile de s’abandonner au plaisir en présence de ce petit être, c’est pourquoi, j’ai un peu mis mon plaisir entre parenthèse pendant cette période.  Les seuls petits orgasmes que je me suis accordés étaient devant des vidéos coquines visionnées en solitaire sur Internet, ressentant à chaque fois un afflux sanguin dans mon ventre, me rappelant qu’à proximité de mon plaisir, il y avait un petit colocataire. Je suppose qu’ on a probablement chacun envie de respecter l’autre, de ne pas déranger.

Ensuite, lorsque bébé est là, il faut dans un premier temps se remettre de l’accouchement, le corps se vide, se contracte de douleur, saigne. Il s’adapte aussi pour donner le meilleur et nourrir notre petite merveille. Mes tétons qui il n’y a pas si longtemps aimaient tant être titillés pour accompagner mes orgasmes, sont désormais autrement  titillés par mon petit homme affamé. Le lait coule et c’est comme si , pendant le temps de l’allaitement au moins, cette partie de mon corps est exclusivement réservé à mon bébé.

20140819_132452Puis petit à petit, je me sens mieux, même si je suis fatiguée par les changes et les tétées nocturnes. Le retour à la sexualité se fait généralement deux mois après l’accouchement avait prévenu la sage femme, pendant les cours de préparation, parce qu’on est souvent focalisé par notre nouveau rôle de parents et fatigué par les courtes nuits que nous impose notre nouveau né.

La vie change assurément, la fatigue est bien là, mais l’envie de reprendre possession de mon corps se fait sentir. C’est un réel plaisir de tout doucement caresser de nouveau mon intimité sous la couette lors d’une sieste en début d’après midi, deux semaines et demi après le jour J.

Souvent couchés à des heures décalées, ou complètement épuisés, vient un soir, au bout de trois semaines, où, presque surpris, mon mari et moi pouvons enfin nous retrouver dans les bras l’un de l’autre. C’est alors un des moments les plus beaux: de la douceur, des caresses, nos langues qui se retrouvent;  alors que ça fait bien longtemps que les baisers langoureux avaient un peu délaissés nos ébats. L’impression de revivre une première fois. Lentement, mon homme découvre la métamorphose de mon corps, réalise et constate en me touchant que j’ai minci. « Je t’aime comme ça, autant que je t’aimais avant, j’aime ma petite salope, autant que la maman ». C’est si bon de se sentir ainsi aimée quelque soit ma corpulence, telle que je suis. C’est bon de retrouver mon corps, mais c’est encore meilleur de retrouver mon mari, de l’aimer encore plus en tant que père, et d’enfin pouvoir tout doucement le sentir de nouveau en moi.

Ma petite merveille

Après des années à attendre qu’enfin un petit + apparaisse sur un test urinaire, après neuf mois à voir mon corps se métamorphoser et accentuer les courbes de ma féminité, voilà qu’enfin un petit être a décidé de montrer sa frimousse.

C’est avec beaucoup de joie et d’émotion que je savoure d’être la maman d’un petit garçon, qui est déjà aussi beau que son papa! C’est impressionnant comment on peut si rapidement aimer un si petit être! Le miracle de la vie surement! Voilà mes jours et mes nuits bien remplies à câliner et offrir le sein à ce petit homme. Nourrir ma petite merveille pour l’aider à bien grandir, c’est assurément la plus belle fonction de mes jolis tétons!

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A toi

Tu ne liras probablement jamais ces mots, ou ignoreras qu’ils te sont adressés. Lorsque j’ai rencontré ton homme, j’ai d’abord cru qu’il était dans une « relation libre ». A l’instant, où, quelques heures après, tandis que nous étions dans l’intimité d’une chambre d’hôtel, j’ai compris que ce n’était pas le cas, j’ai eu un pincement au cœur. Tout simplement, parce que je n’aime pas ces situations, et probablement aussi parce que j’ai tout de suite senti, que ton chéri était différent, qu’il aurait une place particulière dans ma vie.

Au fil des semaines et des mois qui ont suivis, je suis devenue ce que je ne voulais être, « la maitresse d’un homme marié »,  j’ai accepté de vivre cette belle relation, j’ai accepté de recevoir tout ce qu’il était prêt à m’offrir, j’ai donné, également en retour. L’homme de ta vie, m’a fait vivre de belles émotions, qui avec le temps, sont devenues de beaux sentiments. C’est aujourd’hui, un homme qui est important pour moi, mon meilleur ami, mon confident, quelqu’un à qui je tiens et que je veux voir heureux. Quelqu’un que j’aime, d’une certaine façon, mais que je n’aimerai jamais autant que toi tu l’aimes.

Assurément, nous sommes amants, et être dans les bras d’une autre personne, est un adultère, une tromperie. Je ne supporte pas l’idée que la relation que je partage avec ton mari puisse mettre en péril votre union. Je mettrais fin sans hésiter à notre intimité pour préserver votre couple, si celui-ci venait à être en péril, car l’essentiel pour moi est votre bonheur, le bien être de votre famille. Si j’aime à ma façon ton homme, c’est aussi parce qu’il est mari et père, qu’il est heureux avec toi et vos enfants, qu’il a trouvé son équilibre avec toi. C’est important pour moi.

Car, à la différence d’autres hommes que j’ai pu rencontrer, j’ai tout de suite su et compris que ton mari était bien avec toi, qu’il t’aime profondément, et qu’il ne souhaite en aucun cas te perdre. Bien au contraire. Il est torturé de ce qu’il est au fond de lui: un polyamoureux. Il aime l’amour et les femmes, et il ne peut s’empêcher de donner beaucoup aux autres. Ce qu’il peut vivre dans les bras d’une autre, ne remet en aucun cas en cause la place et l’importance que tu as dans sa vie, c’est différent, c’est tout. J’ai accepté de vivre cette relation, car j’ai senti que je lui apportais quelque chose de complémentaire. Nos moments sont une parenthèse qu’il s’accorde dans une vie professionnelle pas toujours facile, je suis une sorte de soupape de sécurité, et parfois aussi une « boite à fantasme ».

Grâce au libertinage, je me suis rendue compte, qu’il n’est pas évident de vivre toutes ses envies avec la personne que l’on aime, probablement parce qu’on a peur que nos fantasmes affectent la personne à qui l’on tient le plus au monde, alors amant ou maîtresse permettent d’oser toutes les folies.

Dans un monde idéal, j’aimerai que tout le monde puisse avoir la chance de vivre tel que moi: pouvoir être tel qu’il est, et avoir la liberté de vivre ses envies, avec la bienveillance de son conjoint. Je suis devenue libertine, car j’ai dissocié l’amour, l’intention, les sentiments, de la relation intime, physique et charnelle. On peut avoir du plaisir sans aimer. On peut avoir de l’affection et « aimer » d’une certaine façon une personne, sans pour autant décider de vivre, de se marier ou d’avoir des enfants avec cette personne. Ce qui compte en réalité, dans une relation amoureuse, et qui fait toute la différence,  c’est le projet de vie que l’on fait ensemble.

Au début de notre histoire mon homme m’a dit: « Qu’importe ce qu’il arrive, ce qui compte, c’est que tu restes avec moi » ou encore au moment où j’ai eu ma première tentation pour un autre :  « ce n’est pas parce que tu es avec moi, que les autres autour n’existent pas » et plus tard, lorsque j’ai franchi le pas du libertinage: « ce n’est pas parce que je t’autorise à aller dans les bras d’un autre que je ne t’aime pas, au contraire, c’est parce que je t’aime profondément que je peux le faire ». Sans ces phrases, je ne suis pas certaine que la situation serait telle qu’elle est.

A mes yeux, ton mari t’es fidèle, car il n’a jamais remis en cause votre couple, car tu es et restera sa femme, celle qu’il a choisi, la mère de ses enfants, la femme la plus importante à ses yeux. Saches que jamais je n’ai voulu, et ne voudrai prendre ta place, que je t’admire d’une certaine façon, d’être capable de t’adapter aux obligations professionnelles de ton homme. J’espère qu’un jour, il osera partager un peu plus son jardin secret avec toi,  s’il n’ose pas, c’est parce que tu es ce qu’il a de plus précieux avec vos enfants. Ton homme est l’une des plus belles personnes que j’ai pu rencontrer, et malgré cette situation je l’avoue incongrue, c’est assurément quelqu’un de bien.  Je souhaite que votre amour soit préservé et perdure.