Archives de catégorie : Sur le vif

Cueille la vie, avant qu’il ne soit trop tard.

Qui suis-je aujourd’hui?
Plus sure d’être toujours la même, et en même temps c’est normal, j’ai évolué et mûri au fil de mes expériences. J’ai construit la vie que je voulais, et je ne peux qu’à présent perdre les êtres qui me sont chers.
Peut-on se renouveler, se réinventer ? Puis-je encore être celle que j’ai été?
On risque probablement d’être déçu à toujours regarder derrière soi.
Mon passé a fait de moi ce que je suis, et je suis ravie d’avoir laissé ici de jolies traces d’instants volés.
Il faut l’accepter, nous ne pouvons pas être au futur ce que nous avons été au passé.
Alors vivons au présent, avec en vue, ce que nous voulons pour notre futur.

D’une pierre blanche

Voilà, des semaines, des mois, que ce blog est en veille, que ma vie libertine est en sommeil, que mes mots ne noircissent plus beaucoup ces pages.

Ce temps est toutefois nécessaire à mon épanouissement, car il n’est pas toujours évident d’appréhender son rôle de maman et qu’il est important pour moi de ne pas rater cette étape importante de ma vie de femme.

Je n’en oublie pas ce que je suis et les hommes que j’aime ou que j’ai aimé. Les folles aventures que j’ai vécu. Lilou fait partie intégrante de ce que je suis et ce n’est pas parce que je ne suis plus beaucoup ici ou sur Twitter que rien ne se passe, que tout a disparu. L’avantage de cette parenthèse, c’est qu’elle me permet de réfléchir à pleins de choses, sur ma vie professionnelle et personnelle, sur les projets qui me tiennent à cœur.

Aujourd’hui, j’ai eu une sorte de déclic, l’idée, la connexion qui me manquait jusqu’à présent pour faire de cette partie de ma vie quelque chose de plus concret, quelque chose d’utile pour moi, et pourquoi pas pour les autres. Idée à creuser, à faire grandir, à faire épanouir…

Aujourd’hui me voilà avec des envies, des projets d’écriture, et quelques idées que j’ai besoin de faire mûrir… ça va encore prendre un peu de temps, mais je reviendrais ici, assurément.

Ces petits détails…

Une main qui s’approche, qui frôle un bout de tissu sans l’enlever. Des caresses du bout des doigts qui font frissonner dans l’obscurité. Douceur et fermeté. Des gestes appuyés qui s’interrompent au moment où on en a le plus envie. Ce jeu où même si l’on perd, on gagne du plaisir. Bien être et confidences sur l’oreiller, se dévoiler comme jamais sous les grondements de l’orage. Cœurs et corps à l’unisson pour un moment d’exception, la magie d’un début, inattendu au milieu de l’été, pour des jouissances et du bonheur en toute simplicité… Prenons tout notre temps pour en profiter!

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Renaissance ?

C’est le dernier amant à m’avoir baisée, et cela remonte à des mois. Cela fait quelques semaines que nous ne nous sommes pas vus. Son « Et moi alors? » répondant à l’énumération de mes prochains rendez-vous, me révèle son envie de me voir. Discussion ou sexe? L’évidence ne nous laissera pas cette fois faire la part belle aux mots.

L’amie veut redevenir l’amante et se prête au jeu de répondre à la « furieuse envie de nuisette soyeuse ». La requête a le mérite de me replonger dans mes boîtes de lingerie à la recherche de ma nuisette rouge qui sera parfaite pour l’occasion. Je resserre les bretelles pour mettre mon décolleté en valeur. Tant que je suis dans mes frou frou, je choisis un joli boxer noir, des bas et des chaussures à talons qui donnent à toute femme une cambrure sexy. Il ne me reste plus qu’à remettre ma veste noire pour parfaire ma tenue.  Je me regarde dans le miroir et me sens sexy. Un maquillage marqué viendrait sublimer le portrait de la libertine, mais il me reste encore à apprendre à bien le faire et je manque de temps, un coup de mascara ira pour cette fois.

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Mon homme m’appelle alors que mon amant est sur le point d’arriver. La porte s’ouvre, et au lieu d’être déconcerté par ma conversation avec mon mari, mon prétendant se colle contre mon dos et laisse courir ses mains sur la soie vers ma poitrine et mes fesses… Je raccroche tout en sachant que mon homme se réjouit de la situation. Mon plaisir: attiser ses sens avec un petit sms.

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Le « Tu es bandante » murmuré à mon oreille me rassure. La suite est torride, ma jouissance intense, ses assauts aussi. L’un de nos meilleurs moments sexe, marqué par un « Tu m’as manqué » un « Refais moi ce sourire » et un « Regarde-moi » juste avant de jouir comme s’il cherchait quelque chose en moi.

Et oui, il y a longtemps, nous avions fait l’amour avec les yeux, et je pouvais le faire jouir avec mes mots mais l’homme qui m’a aimé aujourd’hui n’existe plus, et peut être que l’amoureuse a elle aussi laisser la place à la simple amante. Après tout, le plaisir est au rendez-vous, ça fait un bien fou et c’est l’essentiel, le reste, on s’en fout, non?

Patience et grande vitesse

Pour une fois, c’est moi qui fait la plus grande partie du chemin qui nous sépare. Prendre une journée pour un moment libertin, j’ai l’habitude, mais quitter la région parisienne et prendre le TGV, c’est une première. Voilà des mois que nous ne nous sommes pas vus, des semaines que nous réfléchissons à toutes les possibilités pour enfin être dans les bras l’un de l’autre et des jours que cette escapade est planifiée. Rien à faire, tant que je ne suis pas dans ce TGV j’ai du mal à me réjouir de cette agréable perspective, besoin d’être sûre qu’aucun malaise voyageur, aucun colis suspect ou avarie matérielle ne viendra entraver nos projets de retrouvailles.

Devant déposer mon bébé chez la nounou avant de partir mon timing est serré, heureusement j’ai anticipé et préparé toutes mes affaires à l’avance pour ne pas perdre de temps inutile. Courir avec la poussette et le porte jarretelle pour ne pas rater le bus a quelque chose de piquant. Je réussi à avoir 2 RER d’avance par rapport à mon heure habituelle, c’est suffisant pour avoir de la marge en cas de ralentissement, je commence à me détendre.

Petite halte technique dans les toilettes afin de bien remettre en place bas et porte jarretelle, avant d’embarquer dans le TGV, heureuse d’être à côté de la fenêtre et dans le sens de la marche. Voilà, je peux souffler, j’avance vers toi, enfin, et désormais plus rien ne peux m’empêcher d’être bientôt dans tes bras. Les paysages défilent, d’abord dans la brume, avant de laisser place au soleil. Je suis bien, sourire aux lèvres et musique dans les oreilles. Ce voyage fait partie intégrante de mon escapade coquine, je le savoure aussi.

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Enfin, nous pouvons nous serrer dans les bras, nous embrasser, nous regarder, nous sourire. Ça te fait tout drôle de te retrouver dans cette gare TGV familière pour toi en ma compagnie. Juste le temps de prendre un sandwich et de prendre la direction de l’hôtel que j’ai réservé.

5 heures, c’est le temps qu’il nous reste avant mon TGV retour, qu’il est bon de te sentir contre moi, de te sentir, de voir de mes yeux et de pouvoir enfin toucher ton nouveau corps aminci. Un premier corps à corps, attendu et nécessaire pour faire un peu retomber la tension sexuelle entre nous.

Mais toi et moi, ce n’est pas que du sexe, besoin de se parler, de mettre des mots sur cette distance, sur cette relation particulière qui a évolué. Pas toujours simple de verbaliser ce que l’on ressent, pas simple d’attendre trop longtemps un moment qui passe trop vite. Mélancolie, nostalgie, frustration, nous sommes loin de l’insouciance de nos précédents rendez-vous. Nous découvrons le libertinage et ses imperfections, un peu comme si nous étions en hibernation. Vivement la fin de l’hiver!

Pensées décousues

Ces notes qui raisonnent dans la tête.  Ces mots qui tournent en rond.
Ces choses qu’on écrit mais qu’on ne publie pas, celles qu’on pense mais qu’on ne dit pas. Les brouillons laissés en suspens, tels des désirs, plaisirs interrompus.
Et si le plus beau était finalement là?
Un jour peut être, on réussira à en faire quelque chose. Exprimer vraiment ce qu’on veut. Trouver l’équilibre instable. Pas juste pour quelques heures, mais un peu plus. Ces rêves auxquels on a voulu croire, cette réalité à mi chemin. Vie imparfaite mais vie remplie de bribes libertines. Se dévoiler et se préserver sont ils compatibles?
Attendre peut être simplement que l’envie soit plus forte, comme irrésistible. Parce que c’est comme ça que c’est mieux. Plus savoureux.