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Paris, Vendredi 9 janvier 2015

Neuf heures trente, café entre collègues. La France a peur. L’étau se resserre à Dammartin en Goële. On travaille avec les infos dans un onglet ou dans l’oreillette. L’ambiance est morose depuis que des hommes ont tué Charlie à la kalshnikov. La liberté d’expression a été ébranlée.

Mon bel amant m’écrit: « Dans des jours aussi sombres, je repense aux poèmes de Paul Eluard et notamment lorsqu’il écrivait « Je n’ai pas un mais des millions de camarades ». Le sursaut républicain auquel nous assistons renforce ma conviction profonde que la France n’est pas morte. Tous ces événements nous rappellent combien des choses parfois insignifiantes peuvent être importantes et combien il faut profiter de chaque instant. Profiter de ceux qu’on aime. Passer un tendre moment avec toi… Oublions tout cela un moment sous les draps!  »
J’ai convenu de rentrer tôt à la maison, je décline donc à contre coeur l’invitation. Mais en y réfléchissant, je réalise que nos moments sont rares et que si j’arrive à quitter le bureau à 16h, je pourrais peut être m’accorder un moment avec mon amant!

Midi, je rejoins un ancien petit ami que je n’avais pas vu depuis longtemps.  Je lui annonce que je suis devenue maman. On fait un peu le bilan des années écoulées. Il semble blasé par la vie, je suis une femme épanouie. Peut-être que si j’osais lui parler de l’autre facette de ma personnalité, cela pimenterait un peu nos discussions, mais je ne souhaite pas qu’il espère « coucher avec moi » ou regrette que notre brève histoire n’ait pas fonctionné. Je n’aurai pas été heureuse avec lui.

L’écran branché sur BFMTV dans la brasserie où nous déjeunons nous informe qu’une prise d’otages a lieu en ce moment même Porte de Vincennes. J’envoie un sms à mon mari que je sais à proximité. Il voit un hélicoptère dans le ciel, il n’est pas loin.

Quinze heures, ma collègue nous informe que notre projet aura du retard et ne pourra continuer que lundi. Je peux donc quitter tôt le bureau. Je regarde la disponibilité des hôtels. J’informe mon bel amant. Je réserve.

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Seize heures trente, je suis sur le quai du métro. Je déteste attendre mon bel amant. J’ai toujours peur qu’il n’arrive pas, qu’un contre temps anéantisse mes espoirs. Je suis impatiente. Je préviens mon mari que je suis retenue au bureau, que je renterai vers 19h30. Cette version officielle conviendra pour sa mère qui garde notre fils. Je rétablirai la vérité à mon homme plus tard, probablement lorsque nous serons sous la couette ce soir.

Dix-sept heures quinze. « Prendrez-vous le petit déjeuner? » nous demande la réceptionniste en ayant son téléphone branché sur i- télé tandis que la télé est sur BFM. L’assaut a été donné. Nous n’en savons pas beaucoup plus. Cinq minutes plus tard, alors que nous pouvons enfin nous embrasser et nous déshabiller, mon téléphone sonne. C’est mon mari! « Tu peux répondre » me lance mon amant, en enlevant ma culotte alors que je viens de m’allonger sur le lit. « Tout est bloqué, je passe pas loin de ton bureau, tu souhaites que je vienne te chercher? » Entendre mon homme redouble l’excitation et le plaisir que me procure mon bel amant avec sa langue. Je regrette de ne pas lui avoir dit que je n’allais pas être sage.  Je n’ose pas lui dire qu’on est en train de me lécher et que le plaisir est intense. Il est en voiture, ce ne serait pas prudent. « Non rentre directement, je ne suis pas au bureau ».

Le préservatif restera intact sur la table de chevet.  Nul besoin de sa queue au plus profond de mes entrailles cette fois. Sa langue et ses doigts me comblent largement. Voilà bien longtemps que je n’avais pas eu son goût en bouche. Il n’y a qu’avec lui et mon homme que j’aime faire cela.

Après la douche nous allumons la télé.  Les preneurs d’otages sont morts, mais il y a des victimes.

J’essaie d’être discrète en déposant la clé sur le comptoir. « Vous reviendrez? » insiste-t-elle, m’obligeant à lui répondre par la négative. Sur le chemin du métro, une dizaine de fourgons rentrent de mission, nous rappelant que la Porte de Vincennes n’est pas si loin. Nous nous quittons pour profiter des sourires de nos conjoints et enfants.

Vingt-trois heures, j’avoue à mon homme la situation dans laquelle je me trouvais lorsqu’il m’a appelé quelques heures plus tôt. Pour la seconde fois de la journée je jouis grâce à la langue d’un homme. Tout en lui faisant l’amour, pour une fois, j’ai envie de lui en dire un peu plus sur mon amant: « C’est quelqu’un d’important pour moi, je l’aime, tu sais.  Mais pas comme je t’aime toi. Toi, je t’aime fort. »

Faire l’amour c’est se sentir vivant.
Il n’y a pas plus précieux que la vie, l’amour et la liberté!

Qu’importe le temps

Les jours, les semaines, les mois sont passés, et les obligations de la vie professionnelles ou personnelles ont fait que nous avons eu du mal à trouver un moment  pour nous voir. En presque quatre mois, nous ne nous sommes vus qu’une petite heure, sur le trajet retour du travail, un soir de septembre. La dernière fois que nous avons pu tranquillement profiter d’un peu d’intimité et passer une heure dans la confidentialité d’une chambre d’hôtel c’était en mai.

Je n’ai pas à me plaindre, mon autre amant, célibataire, a de son côté souvent été disponible, et je ne suis pas en manque de moments coquins. Mais c’est comme ça, mon bel amant que j’aime, me manque quand je ne le vois pas. J’aime ce qu’il est devenu pour moi, mon meilleur ami, mon confident, bien plus qu’un amant. Pas une seule semaine sans un petit message entre nous, pour prendre des nouvelles, se dire combien on tient l’un à l’autre, ou échanger quelques petits mots coquins. J’ai besoin de lui d’une certaine façon, d’avoir de ses nouvelles, de savoir qu’il va bien. Il fait désormais partie de ma vie.

Étrangement toutefois, même s’il me manque quand on ne se voit pas, ce qui compte pour moi c’est qu’il aille bien, et que ses proches se portent bien, qu’il soit heureux, même si tout n’est pas toujours simple. C’est bien plus important que les moments que nous pouvons passer ensemble. Nos moments, même s’ils me sont précieux, ça passe après tout le reste, c’est juste la cerise sur le gâteau.

Enfin, en ce mois de décembre, nous avons pu nous retrouver sous des draps. J’adore et je savoure à chaque fois que je peux le sentir contre moi. Une heure ça passe vite, mais je dois dire que j’ai réalisé à ce moment là que peu importe le temps qui passe, ces moments que je passe avec lui sont toujours aussi savoureux, et tant pis si ça fait longtemps qu’on n’a pas pu se voir, ce qui compte, c’est l’intensité et la beauté des instants partagés.

Notre relation m’est précieuse, elle est belle, intemporelle et réciproque. Unique et complémentaire à la relation qui me lie à mon mari. Un jour il m’a écrit: « Quoiqu’il arrive, saches que je t’aimerai toujours et que tu auras toujours une place dans mon cœur ». Il n’avait pas besoin de me l’écrire, je le sais déjà, car c’est exactement ce que je ressens pour lui. La vie ne nous permet pas toujours de nous voir comme nous le voulons, mais peu importe, ce qui compte c’est d’être toujours là, d’une certaine façon, l’un pour l’autre.

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Équilibre temporaire

Moins présente ici ou sur Twitter, j’avoue que depuis quelques temps ma vie libertine s’est en quelque sorte « stabilisée » et que mon envie se tourne plus en ce moment sur des projets personnels qui je l’espère se concrétiseront. J’ai surtout la chance de me sentir comblée, et de ne pas ressentir l’envie de nouvelles rencontres. Trois hommes m’apportent tout ce dont j’ai besoin:

Mon mari « parfait »:
Toujours aussi beau et désirable, je l’aime profondément, c’est mon équilibre, celui sans lequel les autres n’existeraient pas, son ouverture d’esprit, son indépendance et sa bienveillance à mon égard me surprennent toujours. D’un tempérament calme, il m’apaise en toute circonstance et m’offre cette liberté qui me rend plus amoureuse de lui, et fait de moi une femme libre et épanouie. Je l’admire et je crois que c’est la meilleure personne que j’aurai pu épouser.

Mon « bel amant » que j’aime:
Voilà plus de 3 ans qu’il fait partie de ma vie, c’est mon meilleur ami, mon confident, mon amant. Romantique et passionné, il a pris une place importante dans ma vie, complémentaire à celle de mon mari. C’est un bel homme dont la simple présence illumine mon visage, je l’aime et j’affectionne tous ces moments que nous avons la chance de partager. Nos échanges coquins ou autre pimentent mon quotidien. Dans cette relation passionnée il n’a pas toujours été simple de gérer mes sentiments, il m’est arrivé de verser quelques larmes pour évacuer le trop plein d’émotions, mais c’est simplement le prix à payer pour vivre ces jolis moments qu’il m’offre. Je sais qu’un jour il quittera probablement la région parisienne, mais il sera toujours mon ami et là pour moi, quoiqu’il arrive c’est un peu le « deuxième homme » de ma vie.

Mon amant « presque » idéal:
Ce grand brun aux yeux marrons est un homme mignon, doux et gentil, le genre d’homme cool et sympa que j’aurai aimé présenter à ma copine célibataire. Il aspire à trouver l’âme soeur et c’est tout le bonheur que je lui souhaite. En attendant, il est disponible et j’aime passer le voir après le travail et profiter de sa gourmandise, et de son endurance. Physiquement, c’est tout ce que j’aime, le plaisir à volonté, la douceur et la fougue. J’adore sa tendresse et ses envies de simples câlins. Depuis plusieurs mois se créée entre nous une amitié et une complicité agréable à partager. Que ce soit pour une heure ou pour la nuit, il a tout de cet amant idéal, à un détail près: il habite à 20mn de mon bureau, mais à plus d’une heure et demi de transport de chez moi. J’en profite, car je sais que cette relation ne durera qu’un temps, un jour prochain, les choses évolueront pour lui et/ou pour moi, j’aurai alors plaisir à prendre de temps en temps de ses nouvelles, et conserver sagement son amitié.

Il y a, en plus de ces trois hommes d’autres personnes avec qui je peux coquiner à l’occasion, je peux donc le dire, je suis une libertine comblée, et j’en profite, car je sais que rien n’est éternel!

Un baiser

Il n’est même pas 9h, je suis déjà au bureau depuis un moment lorsque mon téléphone sonne. Je réponds, heureuse d’entendre la voix de mon bel amant. Nous prenons des nouvelles, parlons de tout et de rien, puis il me demande comment je suis habillée aujourd’hui: « J’ai une petite robe, il faut que tu vois ça! » Nous convenons d’essayer de nous voir en fin de journée.

17h30, il m’informe qu’il n’aura pas beaucoup de temps à me consacrer, nous décidons donc de nous retrouver à une station de métro, à mi-chemin de nos parcours habituels. Je suis un peu en retard, j’arrive sur le quai espérant le retrouver, mais je ne le vois pas. Un métro, sur le quai d’en face m’empêche de voir s’il s’y trouve, mais lorsque la rame quitte la station, je le vois et aussitôt mon visage s’illumine. Nous prenons tous deux les escaliers à proximité pour nous retrouver.

Cette sortie est peu fréquentée, nous voilà au milieu du couloir, marchant l’un vers l’autre et réalisant que nous sommes seuls. Spontanément et sans un mot, c’est avec un baiser lent, doux, délicat et langoureux que nous nous enlaçons. Nous faisons durer ce baiser quelques secondes, ce qui permet à mon amant de glisser sa main sur mon corps, de nous coller un peu l’un à l’autre et de savourer l’instant.
D’habitude, lorsque nous nous retrouvons, c’est par une sage bise plus ou moins appuyée sur la joue que nous sommes contraints de nous dire bonjour, et je crois bien qu’il s’agissait là de la première fois où il m’était permis de l’embrasser langoureusement en le retrouvant. Ce fut simplement un de ces moments privilégiés et précieux que nous partageons, car dans ce baiser il y avait toute l’envie, la tendresse, l’affection et l’amour que nous nous portons.

Ce baiser, m’a aussi fait réaliser, qu’un couple dans sa routine, oublie parfois de s’embrasser. Lorsque j’arrive à la maison, c’est par un smack sur la bouche que j’ai l’habitude de dire bonjour à mon mari. Un petit bisous doux et affectueux. Nos langues ne se mêlent l’une à l’autre le plus souvent que lors de nos ébats. J’ai vraiment beaucoup de chance de pouvoir avoir un amant, car grâce à lui, je vis de beaux moments et je réalise aussi les petits choses qu’il ne faut pas que j’oublie avec mon mari. Il ne faut jamais oublier la magie d’un simple baiser.

 


Lilou sur le quai du métro par Lilou-libertine

Au rythme des saisons

Au printemps, je croquais la vie à pleine dent, sextos remplis de belles perspectives et rendez-vous coquins s’entremêlaient pour mon plus grand plaisir. J’avais alors hésité à évoquer ici mon bonheur d’avoir ces quelques rares hommes qui au fil du temps sont devenus mes amis complices, l’article en est resté au stade de brouillon par manque de temps et l’envie de profiter de l’été.  Aujourd’hui, l’automne a pris place, les feuilles tombent, les jours raccourcissent, et un à un ces hommes qui ont fait partis de ma vie libertine se détachent de moi. Nouvel amour, nouvelle rencontre, nouveau lieu de vie, nouvelles envies, force est de constater que l’équilibre est fragile, que ce brouillon laissé de côté n’a désormais plus raison d’être. L’hiver approche, me voilà telle la fourmi presque dépourvue, ma vie libertine sera probablement plus sage, et j’ignore si quelqu’un sera un jour capable de raviver la flamme. Peu m’importe ma vie est belle et douce, et voilà bien longtemps que j’ai réalisé que le meilleur amant que je n’ai jamais eu, celui qui me donne envie de mettre de jolies petites tenues et avec qui tout est simplement comme j’aime, n’est autre que l’homme qui est tous les soirs dans mon lit!

Je l’aime

Tout a commencé par un petit message sur Facebook, puis quelques semaines plus tard, une rencontre autour d’un café, un premier baiser, une ballade sur les quais de Seine, une nuit à l’hôtel. Mais à la différence de ces hommes que j’avais eu l’occasion de rencontrer, il a continué à prendre de mes nouvelles, à m’envoyer des sms et même à m’appeler. Jour après jour, message après message, je l’ai laissé prendre une place dans ma vie. Il est devenu mon ami, mon amant, mon complice, mon confident. Parfois, je me suis demandé si ce n’était pas trop, si je n’étais pas en train de devenir accroc. J’ai accepté de succomber, de vivre cette belle histoire avec passion. J’aime sa simple présence et tout ce qu’il peut m’apporter. Par contre je sais, que cette histoire, telle que nous la vivons aujourd’hui, ne durera qu’un temps, qu’il sera toujours mon ami, mais pas toujours mon amant. C’est pour cela que je profite de chaque instant où il me fait vibrer avec intensité.

Et puis  j’ai osé mettre des mots sur ce que je ressens pour lui, oui d’une certaine façon, je l’aime: je tiens à lui, j’ai besoin de le savoir heureux, et j’ai envie qu’il fasse partie de ma vie, de partager encore de jolis moments avec lui. Mais je l’aime tel qu’il est, en tant qu’ami et amant, je ne souhaite pas vivre avec lui, ou qu’il devienne le père de mes enfants. Nous avons chacun nos grands amours pour cela, nos équilibres. Même si elle ignore mon existence il m’est important qu’il soit heureux près de la femme qu’il aime, la mère de ses enfants, son équilibre, sa vie. Ce n’est pas toujours une situation simple, j’aimerai qu’il puisse vivre ces moments libertins sans risquer de faire du mal à son amour si elle venait un jour à savoir, mais c’est comme cela. On ne peut souffrir de ce que l’on ignore.

Aimer, c’est un seul mot, mais qui peut signifier tellement de choses différentes à la fois. Une chose est certaine, on s’enrichit de tous les amours qu’on a la chance de vivre, et s’il y a bien une chose qui me rend heureuse c’est que depuis que j’ai dit « Je t’aime » à mon amant, je me rends compte combien j’aime mon mari encore plus, au point de lui dire souvent désormais « Je t’aime fort ».

Mon bel amant je l’aime, mais pas autant que la femme de sa vie peut l’aimer, et je l’aime aussi parce qu’il me permet de réaliser à quel point j’aime encore plus mon beau mari.

Voilà, c’est fini!

Et voilà, une page se tourne, la fin d’une histoire. Cela me fait étrange de ne pas trop savoir de quoi demain sera fait. Je repense avec nostalgie à tous ces moments piquants que j’ai eu l’occasion de vivre dans ces locaux: les lecteurs avec lesquels j’ai pu partager des pauses déjeuners, les clichés pris à la volée pour les #mardidefi, les fois où je me suis accordée quelques instants de plaisir dans la réserve ou les toilettes, ou encore ce parking à proximité qui a accueilli quelques ébats qui ne pouvaient attendre. Qu’importe où j’aille désormais, j’espère que ces petits agréments spontanés et furtifs mais Ô combien savoureux seront toujours possible!

Tenue adéquate?

Cela faisait bien longtemps que j’en avais envie: prendre le temps de me préparer pour lui. Choisir mes vêtements juste pour passer un moment dans ses bras. J’ai choisi un haut légèrement transparent qui laisse deviner ma poitrine. Des dessous rouges qu’il m’avait offert mais que je n’avais jamais eu l’occasion de porter et des bas. J’ai vécu un très beau moment, vraiment. Et alors que je suis de retour à la maison, je décide de rester ainsi vêtue pour accueillir mon cher et tendre à son retour à la maison, résille et vue subtile sur ma poitrine.

Ce que je n’avais pas prévu, c’est qu’à la place de mon homme, c’est un ami qui a sonné en premier à la porte, invité par mon fiancé pour l’apéritif, m’empêchant de changer de tenue avant un repas avec ma belle famille! Et oui, être coquine peut parfois provoquer des situations un peu cocasse, et si j’ai pu enfiler rapidement une veste, j’espère que ma belle mère n’a pas été choquée par mes jambes couvertes de résille!

Detox

Oh toi, mon petit carré de chocolat, j’ai souvent dit que tu serais la petite faiblesse qui me perdra.  J’aime t’avoir en bouche, te laisser fondre sous ma langue, me délecter de tes saveurs. Je t’adore, avec tes goûts si raffinés, et si je m’écoutais je te dégusterai sans modération. Mais, il faut se rendre à l’évidence, il est dangereux pour moi de continuer sur cette voie. Je suis accroc, je m’en rends compte, mon corps te réclame mais si l’on regarde sur la balance, il y a aujourd’hui un déséquilibre. Je crois qu’il est venu le temps de m’éloigner de toi, essayer de maîtriser mes envies, résister à la tentation, même s’il n’est pas simple pour l’épicurienne que je suis de se sevrer de toi. Pour mon bien-être, mon équilibre, je préfère aujourd’hui privilégier d’autres saveurs, croquer dans les fruits qui n’ont rien de défendu, l’été m’offre sa pêche si juteuse, je vais m’en délecter. Mais ne t’inquiète pas, petit carré de chocolat, tu resteras mon pécher mignon, ce n’est pas un adieu, je prends juste un peu de distance, le temps de me sentir mieux, et lorsque l’équilibre sera rétabli, alors je sais que je pourrais de nouveau de temps en temps avoir le plaisir de te retrouver, pour peut être mieux te déguster, parce que d’une certaine façon, je crois que je t’aimerai toujours.