Sexualité
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Je me suis faite baisée
Son approche est un copié collé, je ne suis pas dupe, mais il a le mérite de me faire sourire. Il écrit bien, semble cultivé, m’envoie un texte qu’il m’invite à lire.
Le feeling est bon. Il écrit relativement bien, n’habite pas loin, je n’y vais pas par 4 chemins, je lui propose de se rencontrer. Il me précise qu’il peut recevoir, ça me convient, il poursuit:
« Il me semble que nous ayons un accord, Je souhaiterais faire de vous mon objet sexuel. Êtes vous d accord?
– Si le feeling se confirme, je crois que ça me ferait plaisir
– Vous viendrez en robe (ou jupe) et talon
A votre arrivée vous devrez choisir…. »Je devine qu’il va me proposer une rencontre à l’aveugle. Le jeu peut être excitant. Il me dit qu’il faudra que je lui précise mes limites et un safe word. Il semble expérimenté.
Dans la journée, je suis excitée à l’idée de ce rendez-vous. Il me demande de lui montrer 3 robes et paires de chaussures, il m’indique son choix.
« Vous demanderez à votre homme de choisir vos sous vêtements »L’heure arrive, j’ai toutes les indications. La porte du bas est entre-ouverte grâce à un rouleau vide de papier toilettes qui bloque la porte. Au premier étage, un bandeau est sur la poignée de la porte. Je choisi de le mettre. Il ouvre la porte, me dit bonjour, m’attrape les mains pour me guider dans son salon.
Il me fait remarquer que j’ai mis le bandeau « Sinon à quoi bon ? » lui dis-je. « Elles le font toutes ! » Sa voix est agréable, il met de la musique, soulève ma robe pour voir ce que mon homme a choisi comme dessous. Me demande de me mettre à genoux, il a prévu un petit coussin pour que ce soit plus confortable. Il sort une petite bouteille du frais et la passe furtivement sur mon décolleté. J’entends le bouchon sauter, il me tends un verre et trinque à notre rencontre. Je bois une gorgée. Il me demande de me cambrer, caresse mes fesses, puis claque et recarresse. Il prend un fouet commence à l’utiliser sur mes fesses me demande si ça va. Je lui dit que si nécessaire je dirais « stop ». Il baisse ma culotte, ma robe, enlève mon soutien gorge, me caresse rapidement, me demande si j’ai les tétons sensibles, je l’entends aller chercher des accessoires. Il me met un collier autour du cou, une laisse. Il prend un vibro qu’il positionne sur mon clito, j’en ressens les premiers effets, je me tortille, il m’interdit de jouir, ça ne dure de toute façon pas assez longtemps. Il s’installe devant moi, ses jambes m’encerclent: « vas-y fais moi bander ! » Je sens un jean, je parcours de mes mains son entrejambe. J’ai d’abord du mal à travers son pantalon à sentir sa queue. Elle était bien cachée en dessous. J’ouvre son pantalon, mes mains se mettent à l’œuvre, puis ma bouche. Je m’applique, et en même temps je constate que l’alchimie n’est pas là, il y a une petite odeur qui se dégage de son corps ou de ses vêtements qui ne me plaît pas. Il bande, me demande de lui tendre les mains, y verse du gel et me dit: » Quitte à le prendre en main, autant bien le faire ! » Son membre glisse très bien entre mes mains, mais le produit a une odeur et un goût pas très agréable en bouche. J’approche alors ma poitrine pour une branlette espagnole. « Très bonne initiative » Après quelques instants je peux de nouveau le sucer, il veux être bien dur pour bien me prendre ensuite. Je sens que je suis trop sensuelle, trop douce à son goût. Il va chercher de quoi m’attacher les mains dans le dos: « Vas y avale bien, encore… Plus profond, encore… » Je passse ma langue en dessous de sa queue, il s’enfonce plus profondément en montrant plus de satisfaction: « Voilà comme ça, et surtout n’avale pas ta salive, crache tout sur ma queue. » Je repousse les limites de ma zone de confort, je ne peux pas dire que j’aime ça, mais je vis ça comme une expérience, et je constate qu’effectivement, il apprécie. Il enfonce encore plusieurs fois son membre au plus profond de ma gorge en me faisant déglutir, cracher, j’ai la bouche dégoulinante « Là tu vois tu es une belle salope qu’on a envie de baiser!«
Il me demande ensuite de me mettre en levrette sur le canapé, il prend quelques instants et me pénètre ainsi. « Tu l’aimes bien ma bite? » Je dis oui, même si j’ai déjà eu mieux. J’essaie de profiter et d’apprécier ses coûts de reins, après tout, c’est pour ça que je suis venue.
Il me guide dans la chambre, me remets à quatre pattes et me rebaise. Puis j’entends un bout de plastique. Il s’allonge et me demande de m’approcher de lui. Il veut que je le resuce, cette fois sans les mains dans le dos. Je m’exécute, et en même temps, je m’interroge sur la situation: il a une voix agréable, mais c’est peut-être la seule chose que j’apprécie. La mauvaise odeur , l’inconfort qui se dégage de la situation, cette façon, je dois dire prévisible qu’il a de penser surtout à son plaisir. Je me demande à quoi il ressemble et quand je vais le découvrir, et si ça pourrait me faire changer d’impression sur ce qui se passe et sur le fait qu’il y a peu de chance que j’ai envie de revenir.
Je n’ai pas eu à me poser ces questions très longtemps, il a semblé avoir eu du plaisir, sans pour autant éjaculer et là il me dit d’un ton sec: « Tu peux enlever ton masque, les accessoires, te rhabiller et y aller !«
Je découvre alors un homme pas du tout à mon goût, un appartement miteux, du bazar partout, rien qui ne me retienne c’est évident.
Je crois qu’il a de la chance que les filles choisissent le bandeau car sinon, il n’aurait aucune chance de conclure. C’est certain que j’aurai probablement aimé que ça prenne une autre tournure, j’ai été libre à chaque instant de mes choix et je les assume, bons ou mauvais, c’est une expérience. J’aurai eu plus de plaisir à imaginer la rencontre quʼà la vivre. Il n’y a que celui qui ne fait rien qui ne se trompe jamais!
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Double Plaisir
DP. Ces deux lettres associées peuvent vouloir dire bien des choses, ce qui m’a souvent donné le sourire dans un contexte professionnel, car DP c’est surtout pour moi, ma catégorie de vidéo favorite sur Pornhub. Celle qui m’excite terriblement et a accompagné nombre de mes orgasmes solitaires. La Double Pénétration a toujours fait partie de mes envies, dès le visionnage de mes premiers films porno, cette vision d’une femme prise par deux hommes en même temps s’est ancrée dans mon esprit comme la plus efficace pour provoquer mon plaisir.
J’ai pour habitude de dire que je n’ai pas de fantasmes, plutôt des envies, car lorsque j’ai une idée en tête, je suis du genre à passer à l’action. La DP n’a toutefois pas fait partie de mes envies prioritaires à concrétiser. Peut-être parce qu’elle a ce très fort pouvoir d’excitation que j’ai peur d’atténuer en passant à l’acte, peut être aussi parce que je sais que si on a une attente forte on risque d’être déçu. Surtout finalement parce que mes envies sont davantage provoquées par les personnes que je rencontre plutôt que par les pratiques en elle-même. Je m’intéresse aux personnes pour ce qu’elles sont en intégralité et pas uniquement pour ce qu’elles pourraient introduire en moi. Considérer un homme comme une queue ne m’intéresse pas.
L’idée est donc longtemps restée dans un coin de ma tête comme une envie, évoquée parfois avec mon mari ou certains complices, envisagée furtivement lors de soirées plurielles, concrétisée très brièvement lors d’une nuit passée avec deux amants il y a quelques années. L’occasion de réaliser qu’une DP n’est pas forcément simple à mettre en oeuvre, rassembler les bonnes personnes n’est pas une mince affaire.
Peu importe, je ne cherche pas je trouve. Tout vient à point à qui sait attendre. Et les sentir finalement tous les deux en moi est juste indescriptible. Loin de toutes ces images que j’ai pu visualiser. Ressentir, vivre ses envies est un plaisir intense, au delà de ce que je pouvais imaginer. Fermer les yeux pour mieux recueillir les sensations. Être remplie de leur queues, de leurs plaisirs de leurs envies. Blottie contre l’un, assaillie par les intenses coups de rein de l’autre, la tête dans l’oreiller, ce ne sont plus les images désormais qui accompagneront mon onanisme, mais bien le délicieux souvenir de leurs jouissances simultanées en moi et toutes ces autres choses qu’ils ont rendus possibles que je ne soupçonnais même pas…
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Prendre de la hauteur
Prendre de la hauteur, voir les choses sous un autre angle, apprécier ce point de vue différent. Dépasser mes appréhensions et mes idées reçues, faire fi de ma peur du vertige et finalement savourer les sensations fortes. Des années que tu étais pourtant là, dans mon champ de vision, mais que je ne te voyais pas, pas sous cet angle-là. Tu as toujours eu la bonne attitude, mais ça ne suffisait pas. Je n’étais pas intéressée, mon regard s’est détourné de toi parce que tu es l’amant d’une de mes amies libertines.
Prendre du recul sur ma vie libertine m’a permis de mieux te voir, m’a donné envie de faire plus ample connaissance, et levé une à une les barrières psychologiques que je m’étais imaginées. Alors j’ai avancé petit mot après petit mot dans ta direction, mais le ciel s’est assombri, peu importe, j’attendrai l’éclaircie. Le moment est arrivé, une première fois un peu trop vite, dans la pluralité d’une nuit libertine, sans préliminaire. L’envie de te revoir, cette fois en tête à tête, pour prendre le temps d’apprécier une vraie rencontre.
Je ne suis pas déçue du voyage, te découvrir très élégant dans ton costume bleu tout d’abord, et te laisser le pilote de la première partie de soirée en présence de ce jeune couple. Te surprendre ensuite lorsqu’enfin tous les deux, j’ai prévu un apéritif dînatoire et une bouteille de vin pour nous enivrer. Mais avant de goûter au dessert, tes mains glissent sur mon corps, ta bouche m’enivre de baisers. Tu complimentes ma lingerie, mais une fois celle-ci sur le sol, c’est à mon tour de prendre le contrôle de ton plaisir, de jouer avec ton membre viril jusqu’à entendre un « je vais me venger », et en effet, je ne sais combien d’orgasmes j’ai eu lorsque tu as repris les commandes. Une nuit presque blanche, remplie de plaisirs intenses et de confidences. La qualité et la quantité. L’envie surtout de nouveaux moments avec toi, parce que j’aime quand une rencontre ne se résume pas à simplement s’envoyer en l’air.
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Aux vibrations!
Le feeling, l’envie, l’attente. Le plaisir à chaque étape et pas uniquement lorsqu’il a lentement glissé ses doigts dans ma culotte. J’ai aimé savourer chaque instant, de discussion, de douceur, de caresse, de sexe, de sourires, de rires (même si certaines blagues ont nécessité une explication ; )
Prendre le temps de savourer, les bulles, ses mains sur mon corps, ses mots. Le sucer lentement, sensuellement, longtemps. Me mordre les lèvres à le sentir sur moi, en moi. Uniquement parée de mes chaussures.
J’ai aimé toutes ces histoires cocasses que nous nous sommes racontées en riant.
Deux cerveaux avec ce besoin de connexion, deux corps avides de sensations, deux coeurs parfois blessés ne voulant pas tomber amoureux, mais appréciant les émotions, les vibrations.
Cette rencontre ne se résume pas à ces heures passées dans une chambre aux draps roses, ou devant un verre. Cet homme me donne le sourire et du plaisir par cette insouciance et cette légèreté qu’il est bon de retrouver. Après avoir passé des mois sans envie de plaisirs solitaires, c’est un plaisir d’avoir envie de nouveau, en toute simplicité, en mettant de côté tout ce qui pourrait être compliqué.
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Qu’as tu préféré de cet après-midi ?
Difficile de ne garder qu’une image en tête!
– Flotter dans l’eau chaude du jaccuzzi enlacé dans tes bras
– Monter à l’étage dans les coins câlins presque vides, savourer la chaleur du sauna et ta langue sur mes tétons, tes doigts sur mon clito, m’offrant un premier orgasme
-Croiser ce couple finissant leurs ébats dont la femme s’exclame « très joli sourire » et nous dit « à plus tard » dévoilant son envie de toi
– Redescendre au bar pour profiter d’un cocktail, se désinhiber un peu et apprécier la convivialité qui se dégage de toutes les personnes réunies autour du bar.
-Sourire en te voyant sortir ton huile de massage, ton arme de séduction massive, dont l’odeur enivrante, arrive aux narines de notre voisine déjà charmée par ton sourire, envieuse désormais de tes mains sur son corps
-Remonter m’allonger dans cette petite salle aux miroirs invitant ce couple à se joindre à nous et bientôt se retrouver avec six mains massant mon corps huileux
-Proposer à cette jolie femme blonde plus âgée de s’allonger à son tour pour apprécier les bienfaits de tes mains, de ta langue
-Caresser également longuement son corps pour intensifier les effets de ton massage et la faire chavirer encore plus, tout en me collant à son compagnon dont l’envie devient visible
-Continuer ces gestes sensuels envers toi ou elle tout en appréciant le plaisir prodigué par son homme venu installer son visage sous mon intimité
-Aimer l’excitation et le plaisir ressenti par chacun, les regards, les sourires, en disent long, peu importe l’âge, le physique, seul compte les attentions des uns envers les autres
-Gémir des assauts de cet homme qui me prend en levrette, entendre son plaisir tout en regardant sa femme prendre possession de ta verge pendant que ta main s’agite vivement sur son clito après l’avoir léché
– Apprécier la douceur de caresses clitoridiennes délicates post coïtum en vous regardant profiter l’un de l’autre.
– Prendre le temps de savourer ce moment à quatre, d’échanger quelques mots, de sourire, de se remercier avant de passer dans la pièce d’à côté.
– S’asseoir dans la grande salle pour se reposer en regardant un couple en plein ébats tandis qu’une très belle femme seule est dans une position étrange: agenouillée, tête sur le sol, nous offrant une jolie vue sur sa croupe.
– Rester ou aller ailleurs? Au premier regard échangé avec cette femme, elle tend le bras vers moi pour toucher ma main… impossible de dire non à une telle invitation!
-L’embrasser, la caresser et rapidement coller ma bouche sur son clito doté d’un piercing. Entendre ses gémissements et ne pas la lâcher, diversifiant les assauts de ma langue, titiller, aspirer, parfois en apnée…
-Être 4, puis 6, puis 8, lécher, sucer, caresser, des membres virils, des seins, des clitos.. Donner, recevoir, être prise à plusieurs reprises dans différentes positions, être léchée, doigtée, caressée. Ne plus savoir qui est avec qui mais savourer l’harmonie qui se dégage de ce long moment.
– Et puis ces échanges de sourires, ces regards bienveillants et heureux inondent la pièce. Nous faisons l’amour à huit, avec nos corps, nos yeux et nos sourires. Complices ou anonymes. Douce ivresse.
-Décider de rester encore un peu alors que tu dois partir. Envie de profiter de la magie de ce moment. Le mari de la jolie femme avec qui j’ai passé un bon moment me montre son plaisir en dessinant avec ses doigts un cœur sur mon sein. Un beau geste. Non, il n’est pas tombé amoureux mais il a comme moi et je pense chacun de nous aimer ce moment.
-Prendre longuement cette jolie femme dans mes bras et la remercier pour tout ça!
-Rester encore raconter les grandes lignes de nos histoires, et échanger nos avis sur les lieux libertins de la capitale…
– Laisser à ce joli couple resté anonyme une adresse mail comme une bouteille à la mer, pour leur donner l’opportunité de ne pas compter uniquement sur le hasard pour se revoir , en attendant c’est aussi ce hasard qui fait la magie et la beauté de ces moments…
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A mi chemin
Voilà des semaines, que je ne suis pas revenue ici, que je n’ai pas écrit le moindre mot, que j’ai laissé le récit d’un après midi d’été au sauna en suspens. Je n’ai pas raconté non plus comment j’ai aimé, à la fin de l’été, faire découvrir ce lieu de libertinage à mon mari. Et finalement me rendre compte, que j’avais beaucoup plus d’appréhensions que lui et que j’aurai dû partager ça avec lui et l’y amener plus tôt.
Le sauna est devenu ces derniers temps, le lieu de prédilection de ma vie libertine. Le mois dernier, j’y suis allée avec le premier homme que j’ai rencontré via ce blog, il y a plus de 10 ans, mon premier admirateur, mon troisième amant. Un homme que j’ai vu moins de 5 fois en dix ans, la dernière rencontre était il y a plus de 6 ans. Impressionnant de se rendre compte de tout ce qu’il s’est passé depuis que je l’ai rencontré, le mariage, les enfants, les changements de boulots et les dizaines d’amants…
Parfois je suis nostalgique de ce que j’ai été. Mais, en réalité, je suis plus heureuse et fière d’avoir vécu tout ça, et c’est quelque chose que je garde au fond de moi. La légèreté et l’insouciance que j’avais me manquent parfois. Je suis devenue plus exigeante, et ça ne rend pas les choses simples. Dans ma routine d’heureuse maman active, il est difficile de concevoir m’envoyer en l’air à l’improviste comme je pouvais le faire avant. La logistique doit être simple, les horaires de disponibilités compatibles, et l’envie être là. Alors le sauna, a été la réponse la plus simple, pour partager de beaux moments de complicités avec mon bel amant, mon mari, ou ce premier admirateur. Se détendre, profiter de l’autre, se laisser porter par l’ambiance et saisir les opportunités qui se présentent, comme elles se présentent. Essayer de ne pas se poser trop de questions, profiter des personnes qui sont là, même si elles ne correspondent pas complètement à nos critères physiques, elles ont le mérite d’être là et d’avoir envie d’un moment de partage. Il y a ceux qui se présentent avec leurs prénoms, et puis il y a les anonymes avec qui l’on baise quasiment sans dire un mot. Mais dans tous les cas, même si les échanges sont courtois, il n’y aura pas suite. C’est peut être ça aussi pour moi le lâcher prise: accepter les gens comme ils sont, prendre du plaisir en toute simplicité sans trop se poser de question, et envisager aussi les relations court terme, comme j’ai pu le faire avant.
Mais de temps en temps, en plein câlin avec mon homme, ou seule au beau milieu de la nuit, je laisse mon esprit s’évader vers mes vraies envies, et c’est toujours les mêmes images qui reviennent: des femmes, des hommes, de la séduction, de la pluralité, de la complicité, du partage, de la sensualité. Définir un cadre propice au bien être, avec des personnes de confiance, agréables, que je connais bien, qui me plaisent…
C’est ça que j’ai vu aujourd’hui dans ce cliché de @boudoirStrass envoyé par SMS par mon bel amant. Un cliché qui évoque à la fois souvenir et envie. Me voilà à mi-chemin, à la fois un peu éloigné de tout ça, mais finalement peut être pas tant que ça. Il n’y a peut être simplement qu’une main à tendre, pour qu’il se passe des choses, à condition d’accepter ce qui pourrait bien se passer, et enfin m’approcher de ce saint graal qu’est pour moi le lâcher prise.
Ne faire qu’un. pic.twitter.com/wvdWTgiEHk
— Boudoir Strass (@BoudoirStrass) 5 décembre 2018
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Renaissance ?
C’est le dernier amant à m’avoir baisée, et cela remonte à des mois. Cela fait quelques semaines que nous ne nous sommes pas vus. Son « Et moi alors? » répondant à l’énumération de mes prochains rendez-vous, me révèle son envie de me voir. Discussion ou sexe? L’évidence ne nous laissera pas cette fois faire la part belle aux mots.
L’amie veut redevenir l’amante et se prête au jeu de répondre à la « furieuse envie de nuisette soyeuse ». La requête a le mérite de me replonger dans mes boîtes de lingerie à la recherche de ma nuisette rouge qui sera parfaite pour l’occasion. Je resserre les bretelles pour mettre mon décolleté en valeur. Tant que je suis dans mes frou frou, je choisis un joli boxer noir, des bas et des chaussures à talons qui donnent à toute femme une cambrure sexy. Il ne me reste plus qu’à remettre ma veste noire pour parfaire ma tenue. Je me regarde dans le miroir et me sens sexy. Un maquillage marqué viendrait sublimer le portrait de la libertine, mais il me reste encore à apprendre à bien le faire et je manque de temps, un coup de mascara ira pour cette fois.
Mon homme m’appelle alors que mon amant est sur le point d’arriver. La porte s’ouvre, et au lieu d’être déconcerté par ma conversation avec mon mari, mon prétendant se colle contre mon dos et laisse courir ses mains sur la soie vers ma poitrine et mes fesses… Je raccroche tout en sachant que mon homme se réjouit de la situation. Mon plaisir: attiser ses sens avec un petit sms.
Le « Tu es bandante » murmuré à mon oreille me rassure. La suite est torride, ma jouissance intense, ses assauts aussi. L’un de nos meilleurs moments sexe, marqué par un « Tu m’as manqué » un « Refais moi ce sourire » et un « Regarde-moi » juste avant de jouir comme s’il cherchait quelque chose en moi.
Et oui, il y a longtemps, nous avions fait l’amour avec les yeux, et je pouvais le faire jouir avec mes mots mais l’homme qui m’a aimé aujourd’hui n’existe plus, et peut être que l’amoureuse a elle aussi laisser la place à la simple amante. Après tout, le plaisir est au rendez-vous, ça fait un bien fou et c’est l’essentiel, le reste, on s’en fout, non?
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J’ai rencontré mon amant idéal
Ça fait des années qu’on se connaît, mais cette fois, il commence par me dire qu’un examen médical le contraint à une abstinence de 3 à 5 jours. La jouissance est donc proscrite, mais pas les préliminaires ou le coït. Je préfère en jouer et sourire de la situation, le sucer pour que
l’excitation soit forte, je sais qu’il aime quand je suis très coquine, j’ai toujours eu beaucoup de désir et d’envies pour lui.Bientôt c’est lui qui inverse les rôles et s’installe entre mes cuisses, sa douce langue sur mon intimité est délicieuse, il sait parfaitement et lentement comment me faire grimper, après tout, ma jouissance n’est pas interdite, alors j’en profite, je savoure, je sais que l’orgasme est proche, inéluctable et j’adore ça. Je sais qu’il aime me faire jouir, il y parvient si bien. Sa douceur, sa lenteur me font fondre, je sais qu’en plus il aime ça et que je peux en profiter aussi longtemps que je veux et c’est là l’une des clés de ma jouissance.
Après mes spasmes de plaisir, il souhaite me prendre, il connait les limites mais meurt d’envie de jouer. J’aime le sentir en moi, j’adore cette variation des rythmes et des positions, puis ces pauses, pour résister à la forte tentation. J’adore cet interdit, car l’excitation ne retombe pas, car je peux lire une très forte envie dans ses yeux, car il se révèle endurant comme j’aime.
J’ai toujours eu la qualité avec lui, j’ai toujours eu beaucoup de désir pour lui, il a un corps qui m’attire terriblement, je le trouve beau, tout ce qui me fait envie. Mais j’ai souvent dû rester sur ma faim, car il est rare « qu’il remette le couvert ». Depuis que nous nous connaissons j’ai fait fi de mon appétit pour lui, de ma gourmandise, de toute façon, j’ai d’autres amants avec lesquels j’apprécie d’autres plaisirs, d’autres qualités. L’amant idéal n’existe pas, le prince charmant non plus.
Mais ce jour là, il me fait l’amour encore et encore, et ce n’est pas que physique entre nous, notre complicité est forte, notre connexion parfaite. Cet interdit provoque l’endurance de mon amant et me révèle son pouvoir. Il aime lorsque JE décide, car il me le dit: « un mot de toi et je brave l’interdit ».
Ce jour là, j’ai trouvé en lui mon amant idéal, et quel plaisir de pouvoir en profiter toutes les nuits si je veux…
Et pour la fin de l’histoire: il s’est retrouvé contraint de décaler son rendez-vous médical. Mais le plaisir est une bien belle priorité, d’autant plus lorsqu’il porte si bien ses fruits…
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Sucer n’est pas que(ue) jouer
Vierge de toute expérience, la première fois que je me suis retrouvée nue devant un homme, le sexe en érection, je l’ai regardé dans les yeux, je lui ai souri, et j’ai eu envie de prendre possession de son membre viril. Cette mise en bouche a marqué le début de ma vie sexuelle. L’expression de son plaisir fut à la hauteur de sa surprise. Son « Mais tu es faite pour ça! » m’a flattée, j’étais fière de l’avoir ainsi autant fait vibrer.
J’ai rencontré ensuite celui qui est devenu mon mari, prenant le temps de découvrir et d’apprécier davantage ma sexualité et de prendre de nouvelles initiatives en matière de mise en bouche. J’adore jouer avec la virilité. C’est un cadeau que j’aime offrir, mais que je refuse systématiquement s’il est réclamé. Je ne le fais pas avec tous les hommes de la même façon, mon implication dépend de mon humeur du moment, de mon désir pour l’autre et aussi de la situation. Plusieurs hommes m’ont confortée dans l’idée que j’étais plutôt douée pour la fellation.
Puis ma vie libertine s’est enrichie et un jour je me retrouve à partager un homme avec une copine. La voir faire est très déstabilisant, impressionnant. Elle ne s’y prend pas du tout comme moi, n’a probablement pas le même but non plus. Là où moi je joue, titille, et m’arrête au moment propice, j’ai l’impression qu’elle recherche vraiment la jouissance de son partenaire. Je reste un peu en retrait, plus dans l’observation, à ne pas vouloir entrer dans une sorte de compétition.
La fellation est un domaine dans lequel elle excelle, c’est indéniable. Elle ne suce pas qu’avec sa bouche, mais aussi avec ses yeux, ses mains, son cul, c’est tout son corps qui s’implique. Loin de remettre en cause mes propres talents, j’essaie plutôt de m’enrichir de l’expérience.
Plus récemment, un autre trio, m’a mise dans la même position. Me voilà à observer une autre copine experte en la matière. Les réactions flagrantes de notre amant l’attestant. Une fois encore, la comparaison n’est pas aisée, surtout avec une femme qui maîtrise autant le sujet. Je regarde. La conversation vient enrichir le plaisir: « Tu vois, tu peux faire comme ça aussi »… « Et ça, ils aiment bien en général ». Me voilà à apprécier la leçon, autant que l’amant en profite. Je comprends qu’elle a appris plein de choses en nouant le dialogue avec ses amants, en leur demandant leurs préférences, en apprenant à connaitre chacun d’eux, et leurs petites faiblesses.
Ce que m’ont appris ces hommes et surtout ces femmes, c’est qu’il n’y a pas une façon de sucer mais une multitude. Nos talents et nos sensibilités sont complémentaires, divers et variés. Nous avons toutes les trois un point commun, l’essentiel: nous aimons ça. C’est ce qui fait toute la différence en matière de fellation. Le plaisir est partout mais surtout dans l’envie de donner.
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Patience et grande vitesse
Pour une fois, c’est moi qui fait la plus grande partie du chemin qui nous sépare. Prendre une journée pour un moment libertin, j’ai l’habitude, mais quitter la région parisienne et prendre le TGV, c’est une première. Voilà des mois que nous ne nous sommes pas vus, des semaines que nous réfléchissons à toutes les possibilités pour enfin être dans les bras l’un de l’autre et des jours que cette escapade est planifiée. Rien à faire, tant que je ne suis pas dans ce TGV j’ai du mal à me réjouir de cette agréable perspective, besoin d’être sûre qu’aucun malaise voyageur, aucun colis suspect ou avarie matérielle ne viendra entraver nos projets de retrouvailles.
Devant déposer mon bébé chez la nounou avant de partir mon timing est serré, heureusement j’ai anticipé et préparé toutes mes affaires à l’avance pour ne pas perdre de temps inutile. Courir avec la poussette et le porte jarretelle pour ne pas rater le bus a quelque chose de piquant. Je réussi à avoir 2 RER d’avance par rapport à mon heure habituelle, c’est suffisant pour avoir de la marge en cas de ralentissement, je commence à me détendre.
Petite halte technique dans les toilettes afin de bien remettre en place bas et porte jarretelle, avant d’embarquer dans le TGV, heureuse d’être à côté de la fenêtre et dans le sens de la marche. Voilà, je peux souffler, j’avance vers toi, enfin, et désormais plus rien ne peux m’empêcher d’être bientôt dans tes bras. Les paysages défilent, d’abord dans la brume, avant de laisser place au soleil. Je suis bien, sourire aux lèvres et musique dans les oreilles. Ce voyage fait partie intégrante de mon escapade coquine, je le savoure aussi.
Enfin, nous pouvons nous serrer dans les bras, nous embrasser, nous regarder, nous sourire. Ça te fait tout drôle de te retrouver dans cette gare TGV familière pour toi en ma compagnie. Juste le temps de prendre un sandwich et de prendre la direction de l’hôtel que j’ai réservé.
5 heures, c’est le temps qu’il nous reste avant mon TGV retour, qu’il est bon de te sentir contre moi, de te sentir, de voir de mes yeux et de pouvoir enfin toucher ton nouveau corps aminci. Un premier corps à corps, attendu et nécessaire pour faire un peu retomber la tension sexuelle entre nous.
Mais toi et moi, ce n’est pas que du sexe, besoin de se parler, de mettre des mots sur cette distance, sur cette relation particulière qui a évolué. Pas toujours simple de verbaliser ce que l’on ressent, pas simple d’attendre trop longtemps un moment qui passe trop vite. Mélancolie, nostalgie, frustration, nous sommes loin de l’insouciance de nos précédents rendez-vous. Nous découvrons le libertinage et ses imperfections, un peu comme si nous étions en hibernation. Vivement la fin de l’hiver!

