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Je ne suis plus la libertine que j’étais

Parfois, je repense à cette légèreté, cette insouciance qui me caractérisait il y a quelques années, lorsque le libertinage m’a permis d’oser les choses les plus folles. Rencontre les yeux bandés, dans le noir, cumuler deux rendez-vous dans la même soirée, laisser un presque inconnu m’organiser un moment avec trois hommes, aller à l’autre bout de Paris portée par l’envie pour rencontrer un quasi inconnu.

Je n’ai aucun regret de tout ce que j’ai eu la chance de vivre, j’aime cette adrénaline juste avant un rendez-vous, j’adore ce relâchement des corps, cette terrible sensation de bien être et me sentir si vivante après avoir vécu un tel moment. Je ne dis pas que tout ça a complètement disparu, je pense juste que les choses ont évolués. Oui, mon rôle de maman m’accapare et me fixe des contraintes, je ne peux plus parcourir des kilomètres, rentrer tard, ou ne pas rentrer du tout, je ne peux plus improviser.

J’ai toujours suivi mes envies avec spontanéité, avec mon côté terre à terre. Au bout d’un moment, j’ai besoin de concret, et pour passer au concret il faut: être disponible et avoir un lieu à disposition permettant d’avoir de l’intimité. Heureusement, les chambres d’hôtels existent, mais il faut chercher l’hôtel, trouver un prix raisonnable, vérifier la dispo, réserver… C’est toute une logistique, possible certes, mais qui me fait de moins en moins frémir d’envie comme ça a pu être le cas par le passé.

C’est une évidence, je ne suis plus la libertine que j’étais, peut être aussi, parce qu’à chaque fois que mon homme vient glisser sa langue entre mes cuisses, je me dis que j’ai de la chance d’avoir ce plaisir à domicile, je réalise, que je peux en profiter à volonté, quand je veux, sans avoir à aller à l’autre bout de l’île de France. J’ai multiplié les amants, et pourtant, j’ai eu des plaisirs intenses, des sensations fortes, très fortes mêmes. Oui, j’ai trouvé auprès de mes amants des plaisirs que je n’ai jamais connu avec mon mari, des sensations physiques différentes, des jouissances nombreuses et variées. Seulement, les années passent, et le constat reste le même: mon désir pour lui ne s’est jamais estompé, mon plaisir n’a fait que grandir. Il n’y a que lui qui sait si parfaitement me faire jouir, exactement comme j’aime, faire l’amour avec lui, c’est juste exactement tout ce que j’aime, toujours!

Je ne suis plus la même libertine, ne signifie pas qu’il n’y aura plus jamais d’amant, parce que le libertinage est toujours pour moi un piment, un ingrédient dans notre couple, un moyen de susciter le désir de mon homme. Je ne suis plus la même libertine parce que je suis une épouse et une maman épanouie, et que je suis encore plus exigeante, car passer du temps avec un autre homme signifie sacrifier du temps avec ma famille. Certes, ça me fait le plus grand bien, parfois, de m’échapper de cette bulle familiale, mais je ne suis plus la même libertine, parce que je savoure le fait que mon mari soit mon meilleur amant.

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Renaissance ?

C’est le dernier amant à m’avoir baisée, et cela remonte à des mois. Cela fait quelques semaines que nous ne nous sommes pas vus. Son « Et moi alors? » répondant à l’énumération de mes prochains rendez-vous, me révèle son envie de me voir. Discussion ou sexe? L’évidence ne nous laissera pas cette fois faire la part belle aux mots.

L’amie veut redevenir l’amante et se prête au jeu de répondre à la « furieuse envie de nuisette soyeuse ». La requête a le mérite de me replonger dans mes boîtes de lingerie à la recherche de ma nuisette rouge qui sera parfaite pour l’occasion. Je resserre les bretelles pour mettre mon décolleté en valeur. Tant que je suis dans mes frou frou, je choisis un joli boxer noir, des bas et des chaussures à talons qui donnent à toute femme une cambrure sexy. Il ne me reste plus qu’à remettre ma veste noire pour parfaire ma tenue.  Je me regarde dans le miroir et me sens sexy. Un maquillage marqué viendrait sublimer le portrait de la libertine, mais il me reste encore à apprendre à bien le faire et je manque de temps, un coup de mascara ira pour cette fois.

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Mon homme m’appelle alors que mon amant est sur le point d’arriver. La porte s’ouvre, et au lieu d’être déconcerté par ma conversation avec mon mari, mon prétendant se colle contre mon dos et laisse courir ses mains sur la soie vers ma poitrine et mes fesses… Je raccroche tout en sachant que mon homme se réjouit de la situation. Mon plaisir: attiser ses sens avec un petit sms.

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Le « Tu es bandante » murmuré à mon oreille me rassure. La suite est torride, ma jouissance intense, ses assauts aussi. L’un de nos meilleurs moments sexe, marqué par un « Tu m’as manqué » un « Refais moi ce sourire » et un « Regarde-moi » juste avant de jouir comme s’il cherchait quelque chose en moi.

Et oui, il y a longtemps, nous avions fait l’amour avec les yeux, et je pouvais le faire jouir avec mes mots mais l’homme qui m’a aimé aujourd’hui n’existe plus, et peut être que l’amoureuse a elle aussi laisser la place à la simple amante. Après tout, le plaisir est au rendez-vous, ça fait un bien fou et c’est l’essentiel, le reste, on s’en fout, non?

Belle nouvelle année

2016 a été pour moi  une très belle année avec l’arrivée de mon deuxième enfant. Me voilà une femme comblée et épanouie. Je l’étais déjà, mais cette fois j’ai la sensation d’avoir atteint mon objectif. Voilà, ma famille au complet, il ne me reste plus qu’à savourer mon rôle de maman ces, au moins, vingt prochaines années!

Forcément, moins de temps à consacrer à ce blog, car ma vie de couple et de famille m’a apporté tout ce dont j’avais besoin. Oui, je suis toujours libertine, et mon homme aime lorsque je lui dis que j’ai pu voir un amant, mais ce que je vis avec eux, j’ai plus envie de le garder pour moi que de le partager ici. Peut être parce que  ce qui est le plus précieux ne se raconte pas.

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J’aurai probablement un jour de nouveau envie d’écrire, mais j’ai encore quelques projets à mener à bien, notamment concernant ma vie professionnelle. Si j’arrive à atteindre mes objectifs aussi sur ce plan là au cours de l’année 2017, je pourrai peut être un jour, je l’espère avoir plus de temps pour l’écriture. En tout cas, il me reste des choses à écrire c’est certain, et peut être comme pour ma nouvelle, sur des formats plus long qu’un simple billet de blog. Ce blog fêtera ses 10 ans en 2017 et grâce à lui j’ai vécu probablement mes plus belles histoires. C’est l’une de mes plus belles aventure, celle qui m’a permis d’avoir confiance en moi et qui a des répercussions sur bien d’autres aspects de ma personnalité et de ma vie. Je vous remercie de continuer de me suivre depuis toutes ces années, que 2017 vous fasse vivre de beaux moments.

Personnellement, je ne veux qu’une chose: profiter en toute simplicité de ces petits êtres merveilleux que j’ai eu la chance de mettre au monde et de leur papa, et si de temps en temps, il y a un peu de piment dans tout ça, pourquoi pas…

De 17h45 à 9h15

Mon homme qui nous regarde baiser puis quitte la chambre d’hôtel pour rentrer à la maison.

Ce « Tu peux pas garder ta petite culotte, il me la faut, là maintenant dans ma poche! » alors que nous sommes attablés au milieu d’une brasserie populaire avec des gens tout autour de nous.

La balade digestive dans les passages couverts avec ce petit recoin discret, idéal pour une petite mise en bouche.

Le mojito « très bon » aux dires du barman après lequel j’ai eu envie de te glisser à l’oreille: « Tu viens, on va baiser! »

Cette cage d’escalier d’immeuble Haussmanien dont je me souvenais encore du code, tant de fois parcourue il y a des années, mais dans laquelle je n’avais encore jamais joui.

EscalierCe « Oh, il nous reste encore au moins 15 minutes! Baisons! » juste avant de quitter la chambre où nous avons eu déjà tant de jouissances, pour prendre des chemins différents.

Nous ne savons pas quand nous nous reverrons, mais j’aime, entre autres, ces souvenirs avec toi.

Un cœur au complet?

Le tout premier qui m’a dit « Je t’aime », c’était timide et mignon, Guillaume était un joli garçon que je n’ai jamais embrassé ni revu.

Le deuxième qui m’a dit « Je t’aime » c’était au milieu d’une chaste nuit, cela faisait à peine une semaine que nous nous étions embrassé pour la première fois, son « Je crois que je t’aime déjà » m’a un peu surprise. Il est devenu dix ans plus tard mon mari.

Le troisième qui m’a dit « Je t’aime », c’était au bout de cinq mois, le jour où j’ai enfin eu le privilège de sentir sa si jolie queue en moi. Mon bel amant a su se laisser désirer et en trois mots me bouleverser.

Le quatrième qui m’a dit « Je t’aime », c’était il y a moins d’un mois, d’abord en langage codé, puis enfin, les yeux dans les yeux, sous des draps, juste quelques heures à peine après notre premier regard.

Le dernier qui m’a dit « Je t’aime », c’était il y a moins d’une semaine, cela faisait quelques minutes que je l’avais sur le bout de la langue, il me l’a dit pour la première fois avec mon prénom. C’était juste avant de se dire au revoir, dans un parking.

Et il y a ce petit bonhomme, pas encore assez grand pour pouvoir le dire, mais qui déjà avec ses sourires à quelques petites dents, me fait chavirer. Assurément le plus important de tous, celui qui a besoin de moi.20150525_143644-001Il y a plus d’hommes désormais dans ma vie que je ne l’aurai imaginé. Tellement de « Je t’aime » que ça en devient indécent, mais peu importe, je profite, et j’aime. Mon cœur n’aime pas qu’un homme, mais il aime chacun d’eux sincèrement, et différemment pour ce qu’ils m’apportent. Aucun ne vient prendre la place  des autres, car mon cœur en plus de battre parfois intensément, a cette capacité de s’agrandir tout simplement. J’aime l’amour au pluriel.

Avec lui

Qu’importe que ça dure 5, 10, 15 minutes, moins, ou plus, que ce soit avec ou sans préliminaires, dans le noir la plupart du temps, et à 95% dans un lit : j’adore tout simplement faire l’amour avec lui.

Ma sexualité avec mon mari n’est pas de celles que je raconte beaucoup ici, peut-être parce qu’on pourrait la juger des plus classique: missionnaire ou petites cuillères la plupart du temps, parfois le soir en semaine, plus souvent le week end, et un peu plus pendant les vacances.

Parfois, nous sommes fatigués quand nous nous couchons, et j’aime dans ce cas qu’il aille à l’essentiel. Il m’arrive de ne pas avoir envie qu’il me lèche, et souvent il insiste, il est doué pour me faire jouir rapidement ainsi. Nous laissons nos corps s’exprimer. Nous nous focalisons sur notre plaisir l’espace d’un instant. Nous baisons. J’aime toutes ces jouissances, même les plus rapides, parce que ce sont souvent les plus excitantes, accompagnées de mots crus. Avant et après n’est qu’amour et tendresse.
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Mon homme ne fantasme pas sur Lilou et connaît presque tout de moi. Il sait qu’il peut profiter de moi comme il veut, quand il veut.  Il n’est pas du genre à se jeter sur sa femme, ou à me faire l’amour trois fois. Ce que j’aime surtout c’est me lover dans le creux de son épaule au coucher ou au réveil.  Ce simple câlin, suffit à mon bien être. Sexe ou pas sexe. Après tout, il n’est pas avec moi pour ça!

Paris, Vendredi 9 janvier 2015

Neuf heures trente, café entre collègues. La France a peur. L’étau se resserre à Dammartin en Goële. On travaille avec les infos dans un onglet ou dans l’oreillette. L’ambiance est morose depuis que des hommes ont tué Charlie à la kalshnikov. La liberté d’expression a été ébranlée.

Mon bel amant m’écrit: « Dans des jours aussi sombres, je repense aux poèmes de Paul Eluard et notamment lorsqu’il écrivait « Je n’ai pas un mais des millions de camarades ». Le sursaut républicain auquel nous assistons renforce ma conviction profonde que la France n’est pas morte. Tous ces événements nous rappellent combien des choses parfois insignifiantes peuvent être importantes et combien il faut profiter de chaque instant. Profiter de ceux qu’on aime. Passer un tendre moment avec toi… Oublions tout cela un moment sous les draps!  »
J’ai convenu de rentrer tôt à la maison, je décline donc à contre coeur l’invitation. Mais en y réfléchissant, je réalise que nos moments sont rares et que si j’arrive à quitter le bureau à 16h, je pourrais peut être m’accorder un moment avec mon amant!

Midi, je rejoins un ancien petit ami que je n’avais pas vu depuis longtemps.  Je lui annonce que je suis devenue maman. On fait un peu le bilan des années écoulées. Il semble blasé par la vie, je suis une femme épanouie. Peut-être que si j’osais lui parler de l’autre facette de ma personnalité, cela pimenterait un peu nos discussions, mais je ne souhaite pas qu’il espère « coucher avec moi » ou regrette que notre brève histoire n’ait pas fonctionné. Je n’aurai pas été heureuse avec lui.

L’écran branché sur BFMTV dans la brasserie où nous déjeunons nous informe qu’une prise d’otages a lieu en ce moment même Porte de Vincennes. J’envoie un sms à mon mari que je sais à proximité. Il voit un hélicoptère dans le ciel, il n’est pas loin.

Quinze heures, ma collègue nous informe que notre projet aura du retard et ne pourra continuer que lundi. Je peux donc quitter tôt le bureau. Je regarde la disponibilité des hôtels. J’informe mon bel amant. Je réserve.

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Seize heures trente, je suis sur le quai du métro. Je déteste attendre mon bel amant. J’ai toujours peur qu’il n’arrive pas, qu’un contre temps anéantisse mes espoirs. Je suis impatiente. Je préviens mon mari que je suis retenue au bureau, que je renterai vers 19h30. Cette version officielle conviendra pour sa mère qui garde notre fils. Je rétablirai la vérité à mon homme plus tard, probablement lorsque nous serons sous la couette ce soir.

Dix-sept heures quinze. « Prendrez-vous le petit déjeuner? » nous demande la réceptionniste en ayant son téléphone branché sur i- télé tandis que la télé est sur BFM. L’assaut a été donné. Nous n’en savons pas beaucoup plus. Cinq minutes plus tard, alors que nous pouvons enfin nous embrasser et nous déshabiller, mon téléphone sonne. C’est mon mari! « Tu peux répondre » me lance mon amant, en enlevant ma culotte alors que je viens de m’allonger sur le lit. « Tout est bloqué, je passe pas loin de ton bureau, tu souhaites que je vienne te chercher? » Entendre mon homme redouble l’excitation et le plaisir que me procure mon bel amant avec sa langue. Je regrette de ne pas lui avoir dit que je n’allais pas être sage.  Je n’ose pas lui dire qu’on est en train de me lécher et que le plaisir est intense. Il est en voiture, ce ne serait pas prudent. « Non rentre directement, je ne suis pas au bureau ».

Le préservatif restera intact sur la table de chevet.  Nul besoin de sa queue au plus profond de mes entrailles cette fois. Sa langue et ses doigts me comblent largement. Voilà bien longtemps que je n’avais pas eu son goût en bouche. Il n’y a qu’avec lui et mon homme que j’aime faire cela.

Après la douche nous allumons la télé.  Les preneurs d’otages sont morts, mais il y a des victimes.

J’essaie d’être discrète en déposant la clé sur le comptoir. « Vous reviendrez? » insiste-t-elle, m’obligeant à lui répondre par la négative. Sur le chemin du métro, une dizaine de fourgons rentrent de mission, nous rappelant que la Porte de Vincennes n’est pas si loin. Nous nous quittons pour profiter des sourires de nos conjoints et enfants.

Vingt-trois heures, j’avoue à mon homme la situation dans laquelle je me trouvais lorsqu’il m’a appelé quelques heures plus tôt. Pour la seconde fois de la journée je jouis grâce à la langue d’un homme. Tout en lui faisant l’amour, pour une fois, j’ai envie de lui en dire un peu plus sur mon amant: « C’est quelqu’un d’important pour moi, je l’aime, tu sais.  Mais pas comme je t’aime toi. Toi, je t’aime fort. »

Faire l’amour c’est se sentir vivant.
Il n’y a pas plus précieux que la vie, l’amour et la liberté!

Tout doucement

Avoir un enfant, ce n’est pas sans conséquence sur sa vie de couple et sa sexualité, même quand on est libertine; comme en témoigne également Tania sur son blog.

Pendant les mois de la grossesse, j’avais le plus souvent avec mon homme une relation intime  une fois par semaine, le samedi ou le dimanche matin, la plupart du temps dans la position des petites cuillères,  sans vraiment nous attarder sur les préliminaires à mon égard, les petites fellations pour mon homme étant heureusement moins rares. Jamais mon mari n’a entrepris les câlins, afin probablement de s’assurer que l’envie était partagée. Je crois que pendant ces instants, il était heureux de « baiser » sa femme, mais je suppose qu’il essayait au fond de lui d’occulter la présence dans mon ventre arrondi de notre enfant.

Pour moi, j’avoue qu’il a été particulier et assez fort de sentir en même temps mon homme et mon bébé bouger en moi! N’être qu’un et trois à la fois! Mais aussi magique soit cet instant de communion, il était toutefois difficile de s’abandonner au plaisir en présence de ce petit être, c’est pourquoi, j’ai un peu mis mon plaisir entre parenthèse pendant cette période.  Les seuls petits orgasmes que je me suis accordés étaient devant des vidéos coquines visionnées en solitaire sur Internet, ressentant à chaque fois un afflux sanguin dans mon ventre, me rappelant qu’à proximité de mon plaisir, il y avait un petit colocataire. Je suppose qu’ on a probablement chacun envie de respecter l’autre, de ne pas déranger.

Ensuite, lorsque bébé est là, il faut dans un premier temps se remettre de l’accouchement, le corps se vide, se contracte de douleur, saigne. Il s’adapte aussi pour donner le meilleur et nourrir notre petite merveille. Mes tétons qui il n’y a pas si longtemps aimaient tant être titillés pour accompagner mes orgasmes, sont désormais autrement  titillés par mon petit homme affamé. Le lait coule et c’est comme si , pendant le temps de l’allaitement au moins, cette partie de mon corps est exclusivement réservé à mon bébé.

20140819_132452Puis petit à petit, je me sens mieux, même si je suis fatiguée par les changes et les tétées nocturnes. Le retour à la sexualité se fait généralement deux mois après l’accouchement avait prévenu la sage femme, pendant les cours de préparation, parce qu’on est souvent focalisé par notre nouveau rôle de parents et fatigué par les courtes nuits que nous impose notre nouveau né.

La vie change assurément, la fatigue est bien là, mais l’envie de reprendre possession de mon corps se fait sentir. C’est un réel plaisir de tout doucement caresser de nouveau mon intimité sous la couette lors d’une sieste en début d’après midi, deux semaines et demi après le jour J.

Souvent couchés à des heures décalées, ou complètement épuisés, vient un soir, au bout de trois semaines, où, presque surpris, mon mari et moi pouvons enfin nous retrouver dans les bras l’un de l’autre. C’est alors un des moments les plus beaux: de la douceur, des caresses, nos langues qui se retrouvent;  alors que ça fait bien longtemps que les baisers langoureux avaient un peu délaissés nos ébats. L’impression de revivre une première fois. Lentement, mon homme découvre la métamorphose de mon corps, réalise et constate en me touchant que j’ai minci. « Je t’aime comme ça, autant que je t’aimais avant, j’aime ma petite salope, autant que la maman ». C’est si bon de se sentir ainsi aimée quelque soit ma corpulence, telle que je suis. C’est bon de retrouver mon corps, mais c’est encore meilleur de retrouver mon mari, de l’aimer encore plus en tant que père, et d’enfin pouvoir tout doucement le sentir de nouveau en moi.

Sage libertine

Semaines après semaines, mon ventre s’arrondie et je m’épanouie dans mon corps de future maman. C’est un réel plaisir d’afficher de jolies courbes, je me sens en quelque sorte au top de ma féminité, dans mes petites robes ou tenues de grossesse. Envie de davantage prendre soin de moi, de me maquiller, de me faire jolie, alors qu’il n’y a pas forcément de rendez-vous avec un amant en perspective. Être enceinte n’empêche pas d’être sexy!

Ma vie intime a sensiblement évolué. Un peu moins de câlins avec mon homme, mais c’est surtout parce qu’il est toujours soucieux que je me sente bien, il préfère me laisser prendre l’initiative d’entreprendre les gestes coquins, et avec la fatigue je le sollicite un peu moins. Je n’ai plus envie de découcher ou de faire de nouvelles rencontres, j’estime que par respect pour mon futur enfant ou mon mari, ma place est désormais chaque nuit dans le lit conjugal.

Malgré tout, j’aime passer quelques plus brèves moments avec mon amant célibataire ou mon bel amant, même si c’est un peu moins fréquent et forcément un peu différent. Ce sont les deux seuls hommes que j’envisage de continuer à voir pendant ma grossesse, et j’ai créé avec eux un lien particulier qui évolue quoiqu’il arrive. Et puis mon homme aime l’idée que je ne sois pas seulement la maman de son futur enfant. J’ai adoré lorsqu’il m’a glissé à l’oreille: « Tu seras toujours coquine, et c’est aussi pour ça que je t’aime ».

Je suis donc un peu plus sage, qu’il y a quelques mois, mais je reste toujours coquine. De toute façon,  même dans les plus spontanées des folies, j’ai toujours agis en accord avec moi-même et avec les autres, j’ai décidé de laisser mon corps vivre ses passions, me laissant parfois très agréablement portée par l’ivresse, mais toujours avec une touche de modération, pour ne pas me retrouver dans une mauvaise situation. Indéniablement, je crois que j’ai toujours été et que je serai toujours une sage libertine.

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Nouvelles perspectives ?

Les jours passent et je ne peux m’empêcher de penser à lui. Impressionnant de se rendre compte à quel point petit à petit, il prend de plus en plus de place, dans ma vie, dans mon coeur. J’ai parfois l’impression de ne plus être tout à fait moi même.  Même blottie tendrement dans le creux de l’épaule de mon mari, lorsque je suis si bien et que j’entends le cœur de mon homme battre, mes pensées sont pour lui. L’aimerai-je plus que celui qui partage mon lit? C’est indéniable maintenant, ma vie va changer…

Bientôt, il y aura un jour qui sera le premier jour du reste de ma vie!

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