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Renaissance ?

C’est le dernier amant à m’avoir baisée, et cela remonte à des mois. Cela fait quelques semaines que nous ne nous sommes pas vus. Son « Et moi alors? » répondant à l’énumération de mes prochains rendez-vous, me révèle son envie de me voir. Discussion ou sexe? L’évidence ne nous laissera pas cette fois faire la part belle aux mots.

L’amie veut redevenir l’amante et se prête au jeu de répondre à la « furieuse envie de nuisette soyeuse ». La requête a le mérite de me replonger dans mes boîtes de lingerie à la recherche de ma nuisette rouge qui sera parfaite pour l’occasion. Je resserre les bretelles pour mettre mon décolleté en valeur. Tant que je suis dans mes frou frou, je choisis un joli boxer noir, des bas et des chaussures à talons qui donnent à toute femme une cambrure sexy. Il ne me reste plus qu’à remettre ma veste noire pour parfaire ma tenue.  Je me regarde dans le miroir et me sens sexy. Un maquillage marqué viendrait sublimer le portrait de la libertine, mais il me reste encore à apprendre à bien le faire et je manque de temps, un coup de mascara ira pour cette fois.

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Mon homme m’appelle alors que mon amant est sur le point d’arriver. La porte s’ouvre, et au lieu d’être déconcerté par ma conversation avec mon mari, mon prétendant se colle contre mon dos et laisse courir ses mains sur la soie vers ma poitrine et mes fesses… Je raccroche tout en sachant que mon homme se réjouit de la situation. Mon plaisir: attiser ses sens avec un petit sms.

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Le « Tu es bandante » murmuré à mon oreille me rassure. La suite est torride, ma jouissance intense, ses assauts aussi. L’un de nos meilleurs moments sexe, marqué par un « Tu m’as manqué » un « Refais moi ce sourire » et un « Regarde-moi » juste avant de jouir comme s’il cherchait quelque chose en moi.

Et oui, il y a longtemps, nous avions fait l’amour avec les yeux, et je pouvais le faire jouir avec mes mots mais l’homme qui m’a aimé aujourd’hui n’existe plus, et peut être que l’amoureuse a elle aussi laisser la place à la simple amante. Après tout, le plaisir est au rendez-vous, ça fait un bien fou et c’est l’essentiel, le reste, on s’en fout, non?

Patience et grande vitesse

Pour une fois, c’est moi qui fait la plus grande partie du chemin qui nous sépare. Prendre une journée pour un moment libertin, j’ai l’habitude, mais quitter la région parisienne et prendre le TGV, c’est une première. Voilà des mois que nous ne nous sommes pas vus, des semaines que nous réfléchissons à toutes les possibilités pour enfin être dans les bras l’un de l’autre et des jours que cette escapade est planifiée. Rien à faire, tant que je ne suis pas dans ce TGV j’ai du mal à me réjouir de cette agréable perspective, besoin d’être sûre qu’aucun malaise voyageur, aucun colis suspect ou avarie matérielle ne viendra entraver nos projets de retrouvailles.

Devant déposer mon bébé chez la nounou avant de partir mon timing est serré, heureusement j’ai anticipé et préparé toutes mes affaires à l’avance pour ne pas perdre de temps inutile. Courir avec la poussette et le porte jarretelle pour ne pas rater le bus a quelque chose de piquant. Je réussi à avoir 2 RER d’avance par rapport à mon heure habituelle, c’est suffisant pour avoir de la marge en cas de ralentissement, je commence à me détendre.

Petite halte technique dans les toilettes afin de bien remettre en place bas et porte jarretelle, avant d’embarquer dans le TGV, heureuse d’être à côté de la fenêtre et dans le sens de la marche. Voilà, je peux souffler, j’avance vers toi, enfin, et désormais plus rien ne peux m’empêcher d’être bientôt dans tes bras. Les paysages défilent, d’abord dans la brume, avant de laisser place au soleil. Je suis bien, sourire aux lèvres et musique dans les oreilles. Ce voyage fait partie intégrante de mon escapade coquine, je le savoure aussi.

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Enfin, nous pouvons nous serrer dans les bras, nous embrasser, nous regarder, nous sourire. Ça te fait tout drôle de te retrouver dans cette gare TGV familière pour toi en ma compagnie. Juste le temps de prendre un sandwich et de prendre la direction de l’hôtel que j’ai réservé.

5 heures, c’est le temps qu’il nous reste avant mon TGV retour, qu’il est bon de te sentir contre moi, de te sentir, de voir de mes yeux et de pouvoir enfin toucher ton nouveau corps aminci. Un premier corps à corps, attendu et nécessaire pour faire un peu retomber la tension sexuelle entre nous.

Mais toi et moi, ce n’est pas que du sexe, besoin de se parler, de mettre des mots sur cette distance, sur cette relation particulière qui a évolué. Pas toujours simple de verbaliser ce que l’on ressent, pas simple d’attendre trop longtemps un moment qui passe trop vite. Mélancolie, nostalgie, frustration, nous sommes loin de l’insouciance de nos précédents rendez-vous. Nous découvrons le libertinage et ses imperfections, un peu comme si nous étions en hibernation. Vivement la fin de l’hiver!

24 heures

Deux minutes de retard, mais des regards, des accolades, des sourires, des baisers, des mains enlacées, des câlins sous une couette à ne plus pouvoir compter.

Un homme rien qu’à moi pour une journée et une nuit, pas seulement dans un hôtel, mais aussi, dans un musée, un bar, un restaurant, un café, des passages couverts, un bus, un métro, une gare, une ville capitale où chaque petit lieu a son histoire.

Quatre secondes pour un dernier baiser échangé avant que la porte ne se referme et sépare ces âmes venues se contempler, mot après mot, les yeux dans les yeux, en quête de liberté.

Ah si seulement, je pouvais encore au moins 35 fois le serrer dans mes bras…

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Indifférence

Et dire qu’il y a quelques mois nos mots torrides avaient le pouvoir de nous donner envie d’indécence, en toute circonstance. Je ne peux compter le nombre de fois où ma main a glissé dans ma culotte à le lire,  où j’ai du aller m’enfermer dans les toilettes au bureau pour assouvir mes envies.

DSC06298Et puis, sans que nous ayons pu nous toucher les mots se sont espacés. Je suis restée un peu perplexe face à son absence de réponse, je ne savais pas comment l’interpréter. Lui d’habitude si expressif, n’arrivait pas à exprimer ce qu’il ressentait. Je représentai un danger face auquel le silence a semblé être pour lui la meilleure solution.

Moi qui aime conserver un lien d’amitié avec les personnes avec lesquelles j’ai vécu quelque chose de particulier, je n’ai pas eu d’autre choix que de devenir, malgré moi, indifférente. Malgré l’intensité de nos écrits, il n’a pas compris  qu’un simple bonjour peut faire plaisir,  il n’a pas compris  qui je suis. Tant pis pour lui.

Qu’importe le temps

Les jours, les semaines, les mois sont passés, et les obligations de la vie professionnelles ou personnelles ont fait que nous avons eu du mal à trouver un moment  pour nous voir. En presque quatre mois, nous ne nous sommes vus qu’une petite heure, sur le trajet retour du travail, un soir de septembre. La dernière fois que nous avons pu tranquillement profiter d’un peu d’intimité et passer une heure dans la confidentialité d’une chambre d’hôtel c’était en mai.

Je n’ai pas à me plaindre, mon autre amant, célibataire, a de son côté souvent été disponible, et je ne suis pas en manque de moments coquins. Mais c’est comme ça, mon bel amant que j’aime, me manque quand je ne le vois pas. J’aime ce qu’il est devenu pour moi, mon meilleur ami, mon confident, bien plus qu’un amant. Pas une seule semaine sans un petit message entre nous, pour prendre des nouvelles, se dire combien on tient l’un à l’autre, ou échanger quelques petits mots coquins. J’ai besoin de lui d’une certaine façon, d’avoir de ses nouvelles, de savoir qu’il va bien. Il fait désormais partie de ma vie.

Étrangement toutefois, même s’il me manque quand on ne se voit pas, ce qui compte pour moi c’est qu’il aille bien, et que ses proches se portent bien, qu’il soit heureux, même si tout n’est pas toujours simple. C’est bien plus important que les moments que nous pouvons passer ensemble. Nos moments, même s’ils me sont précieux, ça passe après tout le reste, c’est juste la cerise sur le gâteau.

Enfin, en ce mois de décembre, nous avons pu nous retrouver sous des draps. J’adore et je savoure à chaque fois que je peux le sentir contre moi. Une heure ça passe vite, mais je dois dire que j’ai réalisé à ce moment là que peu importe le temps qui passe, ces moments que je passe avec lui sont toujours aussi savoureux, et tant pis si ça fait longtemps qu’on n’a pas pu se voir, ce qui compte, c’est l’intensité et la beauté des instants partagés.

Notre relation m’est précieuse, elle est belle, intemporelle et réciproque. Unique et complémentaire à la relation qui me lie à mon mari. Un jour il m’a écrit: « Quoiqu’il arrive, saches que je t’aimerai toujours et que tu auras toujours une place dans mon cœur ». Il n’avait pas besoin de me l’écrire, je le sais déjà, car c’est exactement ce que je ressens pour lui. La vie ne nous permet pas toujours de nous voir comme nous le voulons, mais peu importe, ce qui compte c’est d’être toujours là, d’une certaine façon, l’un pour l’autre.

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Attachement

-J’ai envie de te faire crier
-Tu m’excites!
– Envie de t’attacher et de te faire crier
– Tu pourras faire de moi tout ce que tu voudras mon bel amant!
-Trouver des cordes donc. Cela t’excite ?
– Ou une alternative qui te permette de m’attacher…
– Comme ?
-Ta ceinture
-Tes bas
-Oui j’en ai même en plus que je peux apporter!
-Tu quittes vers quelle heure ?
-D’ici une heure je pense
– Parfait pour moi, j’aurai fini. Je regarde pour un hôtel?
– Oui!
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Sex « drugs » and « rock’n’roll »

Je n’ai pas vu mon amant célibataire depuis presque 2 semaines, l’envie est donc forte de passer la soirée avec lui, et même la nuit si mon mari ne voit aucun inconvénient à ce que je ne rentre pas. Je m’assure donc d’avoir mon homme en ligne pour lui demander son avis avant de franchir la porte de chez mon amant. Son accord me rend heureuse, et reconnaissante, je sais que j’ai beaucoup de chances de pouvoir ainsi profiter de ces plaisirs, et savoir que je peux prendre le temps de disposer de mon amant toute la soirée et la nuit redouble mon excitation.

Nos baisers de retrouvailles témoignent de nos désirs, nous discutons devant un verre, puis l’envie de me rafraichir après ma journée de travail me pousse à prendre une douche. Lorsque je reviens avec juste une serviette autour de la poitrine, je sais qu’il ne faudra pas longtemps pour que les coquineries commencent et que la serviette tombe sur le sol. Je suis d’humeur à prendre les initiatives, après quelques toujours délicieux préliminaires, j’ai plaisir à m’empaler sur lui et donner le tempo. Profitant longuement de lui, j’accélére le rythme et fini en sueur, de quoi me déculpabiliser d’avoir zapper mon cours de Zumba pour venir le voir.

Une fois remis de nos ébats, nous avons tout le temps de profiter de la soirée en écoutant de la musique. Mon amant aime alors prendre son papier à rouler, son tabac et y ajouter son herbe. Fumer le rend encore plus câlin, et accroit sa sensibilité physique. Par curiosité, j’ai pris l’habitude lors de nos soirées d’y goûter un peu, je n’ai jamais fumer, alors c’est toujours en toussant que j’inhale quelques bouffées juste pour avoir un aperçu des effets que peuvent procurer son joint. Être indécente et transgresser l’interdit est enivrant. Pendant quelques minutes ce mélange de musique, sexe et d’herbes apporte un sentiment de plénitude. J’adore le sucer longuement pendant qu’il fume en écoutant l’un de ses groupes préféré. Je sais que son plaisir est total.

En retour, j’ai moi aussi un cadeau, il branche sa basse et joue quelques morceaux pour moi, le tout nu s’il vous plait! J’ai toujours adoré voir un musicien jouer, je savoure l’instant. J’ai même le droit à une petite initiation et à gratter à mon tour quelques cordes, nue également. J’adore profiter de ces soirées pendant lesquels notre complicité s’accroit autant que notre plaisir. J’en profite d’autant plus, qu’à chaque fois je garde en tête l’idée qu’on ne sait pas ce que la vie nous réserve, je sais que nos moments sont comptés et que cette soirée que nous passons ensemble pourrait bien être la dernière.

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Dans la salle de bain

Il m’a invité dans la salle de bain, m’a plaqué contre le mur, en m’embrassant fougueusement. Il a commencé à faire couler l’eau dans la baignoire et m’a incité à profiter du bain. Ses mains ont accompagné mon plaisir. Il a joué avec les boules de geisha que je portais. J’ai joui avec intensité. Puis il a fait couler l’eau dans le lavabo, a mis de la mousse à raser sur son visage. Il avait une petite barbe de quelques jours, ce qui n’est pas son habitude. Il m’a regardé, et m’a tendu son rasoir. J’étais intimidée, j’ai repensé à ce premier matin où je l’avais regardé se raser pendant que je prenais ma douche, de là il m’avait dit qu’un jour ce serait moi qui le raserait. Je ne pensais pas que ce jour arriverait. Je ne savais pas trop comment m’y prendre. Il m’a montré comment faire, a guidé mes gestes. Jamais je n’avais eu l’occasion de raser un homme de près, j’ai été touchée qu’il me fasse ainsi confiance et qu’il ait eu envie de concrétiser l’une de ces envies avec moi ce soir là. Touchée ensuite d’apprendre que je suis la première femme à qui il a tendu son rasoir. Cette soirée était particulière sur bien des aspects, j’ai été et je reste très émue d’avoir vécu ce moment privilégié, d’être ainsi dans son intimité, d’avoir fait de sa virilité un délicieux moment sensuel partagé.

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Un baiser

Il n’est même pas 9h, je suis déjà au bureau depuis un moment lorsque mon téléphone sonne. Je réponds, heureuse d’entendre la voix de mon bel amant. Nous prenons des nouvelles, parlons de tout et de rien, puis il me demande comment je suis habillée aujourd’hui: « J’ai une petite robe, il faut que tu vois ça! » Nous convenons d’essayer de nous voir en fin de journée.

17h30, il m’informe qu’il n’aura pas beaucoup de temps à me consacrer, nous décidons donc de nous retrouver à une station de métro, à mi-chemin de nos parcours habituels. Je suis un peu en retard, j’arrive sur le quai espérant le retrouver, mais je ne le vois pas. Un métro, sur le quai d’en face m’empêche de voir s’il s’y trouve, mais lorsque la rame quitte la station, je le vois et aussitôt mon visage s’illumine. Nous prenons tous deux les escaliers à proximité pour nous retrouver.

Cette sortie est peu fréquentée, nous voilà au milieu du couloir, marchant l’un vers l’autre et réalisant que nous sommes seuls. Spontanément et sans un mot, c’est avec un baiser lent, doux, délicat et langoureux que nous nous enlaçons. Nous faisons durer ce baiser quelques secondes, ce qui permet à mon amant de glisser sa main sur mon corps, de nous coller un peu l’un à l’autre et de savourer l’instant.
D’habitude, lorsque nous nous retrouvons, c’est par une sage bise plus ou moins appuyée sur la joue que nous sommes contraints de nous dire bonjour, et je crois bien qu’il s’agissait là de la première fois où il m’était permis de l’embrasser langoureusement en le retrouvant. Ce fut simplement un de ces moments privilégiés et précieux que nous partageons, car dans ce baiser il y avait toute l’envie, la tendresse, l’affection et l’amour que nous nous portons.

Ce baiser, m’a aussi fait réaliser, qu’un couple dans sa routine, oublie parfois de s’embrasser. Lorsque j’arrive à la maison, c’est par un smack sur la bouche que j’ai l’habitude de dire bonjour à mon mari. Un petit bisous doux et affectueux. Nos langues ne se mêlent l’une à l’autre le plus souvent que lors de nos ébats. J’ai vraiment beaucoup de chance de pouvoir avoir un amant, car grâce à lui, je vis de beaux moments et je réalise aussi les petits choses qu’il ne faut pas que j’oublie avec mon mari. Il ne faut jamais oublier la magie d’un simple baiser.

 


Lilou sur le quai du métro par Lilou-libertine

Plaisir subtil

Voilà plusieurs semaines déjà que nous nous retrouvons régulièrement pour déjeuner, nous évoquons ensemble les sujets qui nous tiennent à cœur. Nous aimons partager nos opinions sur cette liberté d’esprit que nous avons. Naturellement, avec un MMS envoyé depuis une chambre d’hôtel ou de vive voix avec les pauses, les sourires, les regards amusés, je lui livre mes aventures libertines, lui offrant en exclusivité les petits détails croustillants qu’il semble apprécier. J’adore choisir les détails de ma tenue pour lui faire plaisir ou répondre à un gage qu’il m’a fixé. J’ai fait de lui un confident, un complice et j’aime voir dans ses yeux le plaisir que mes récits lui procurent. Le temps défile à toute vitesse en sa compagnie. La place que je lui donne petit à petit est inédite, intime mais pas amant. Pourtant point de frustration, le physique entre nous n’est pas le plus important. Au contraire, j’apprécie et savoure encore plus l’effet d’une bise appuyée sur une joue, un effleurement subtil de nos peaux, et ce rapport de séduction assumé qui s’instaure et me trouble tout autant que lui. J’ignore où tout ceci me mènera, qu’importe le plaisir est bien là, et je n’ai pas encore osé lui avouer avoir désormais quelques pensées pour lui lors de mes caresses solitaires…

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